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Sujet
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Armand Amar – The dead seas
Nobody is perfect : Tempête humorale…
Emportée par la vague au milieu de la mer;
Comme une marionnette en poupée de chiffon
Oubliée sur ce sable, avec un goût amer;
Attirée par le large; aspirée par les fonds…Et soudain balayée comme une algue interdite,
Chassée par ce ressac aux allures de bourreau
Qui prenant tout son temps, trimballant la maudite,
Commence à l’épuiser dans ses flux sépulcraux…Déportée d’une larme acide et incisive
Coulant sans trajectoire au lacet d’une joue;
Stigmatisant la peau d’une peine érosive;
Lacérant le minois d’une femme à genoux…Qui soudain débordée par cette goutte en trop,
Se retrouve immergée; puis d’un coup submergée;
Noyée par l’affliction que des cris viscéraux
Tenteront d’éloigner pour la faire émerger !Dévoyée par l’ampleur d’un orage insidieux
Qui n’avait l’air de rien, semblait inoffensif;
Qui présageait l’éclat d’un avenir radieux,
En occultant celui d’un déluge intensif…Qui d’un coup de tonnerre explosant en fracas;
Foudroyant au passage une fleur l’âme en peine,
Se révéla fatal pour ce cœur délicat,
Cette femme abusée que la douleur enchaîne !Effacée par l’orage, engloutie par la mer;
Liquidée par ce flux lacrymal incessant;
Coupable d’exister aux bras d’un tortionnaire;
Aux mains d’un animal assoiffé par le sang…Qui flaire une victime et qui frappe au hasard,
Sans aucun état d’âme, sans aucune logique,
Qui exulte en jouissant sur des sables vasards,
Terrassant cette proie d’un regard diabolique !Nettoyée par la vague étoffée de sanglots,
Venue rincer l’entache au mal indélébile;
En berçant ce corps pâle au beau milieu des flots;
En portant cette femme au maintien si fragile…Qui se laisse emporter, qui ne se débat plus,
Comme une marionnette aux fils enfin coupés,
Qui s’effondre en pensant à ce monstre absolu
Qui dans l’instant tragique… ne peut lui échapper !
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