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Sujet
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[center]Poème
Ma plume se confond aux veines de la nuit,
Elle boit dans l’instant la sève de l’ennui,
Et grave sur l’écorce un aveu qui s’élance,
Serti d’un feu discret où se loge l’espérance.Sous l’ombre des grands troncs, un souffle me précède,
Les mots naissent en moi comme un chant qui obsède,
Et chaque trait d’encre est un fruit du silence,
Que la clarté du jour éclaire en abondance.Ainsi l’arbre m’enseigne à m’élever encore
À puiser dans mes plaies le doux éclat de l’or,
À tendre mes racines vers l’éternel mystère,
Et semer l’espérance au creux de cette terre.Charef Berkani [/center]
Prose
Il est des heures où l’encre se confond avec la nuit, où l’aveu se fait lumière dans le tremblement des branches. Alors l’arbre, patient gardien du temps, recueille mes mots comme une pluie discrète et fertile. Je m’y accroche, non pour retenir le passé, mais pour épouser l’élan fragile de l’avenir. Car chaque phrase est une sève, un souffle qui traverse mes veines et les siennes, et dans cette union secrète, j’entrevois une lueur qui ne s’éteint pas : l’espoir.
Charef Berkani
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