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Sujet
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L’Oasis orpheline (pour les 20 ans d’Oasis)
Sous l’ombre du palmier, la lumière vacille,
Les roses ont gardé leur parfum d’autrefois,
Mais l’air semble porter un écho qui oscille,
Entre rire ancien et murmure aux abois.Oasis des mots, aux fontaines sincères,
Ton eau garde mémoire de gestes fraternels,
Mais l’onde s’incline en sentiers solitaires,
Depuis que s’est éteint ton astre maternel.Pourtant, au loin, sur les dunes du silence,
Une étoile veille, douce et éclatante,
Elle s’appelle Adeline, et son absence
Tisse au ciel un fil d’aube réconfortante.Charef Berkani
Prose
Il y a dans cette oasis un souffle que nul vent n’efface. Les pierres, les fleurs, les eaux elles-mêmes se souviennent du pas léger d’Adeline, de sa voix qui transformait l’ombre en éclat. Charef et Maryjo y avaient tissé, un soir, un bouquet de mots, comme on dépose un présent au seuil d’une amitié. Aujourd’hui, dix années ont passé, et l’heure est venue de fêter vingt ans de ce lieu où l’art et l’âme s’embrassent. Mais il manque un battement au cœur du poème : celui d’Adeline. Elle ne sera pas là pour sourire à nos vers, pour offrir ce regard qui savait apaiser et enchanter. Pourtant, dans chaque rime, dans chaque éclat de lumière qui filtrent à travers les palmes, elle est là, comme une source invisible, inépuisable, qui continue d’abreuver nos soifs de beauté et de fraternité.Charef Berkani
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