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Mise en page de Sybilla / Image web trouvée par Sybilla
(Premier poème depuis le mois d’avril… Ça fait du bien de débloquer la plume…)
Est-ce bien toi, couchée dans ce lit trop étroit ?
On dit que tu n’es plus… Pourtant, moi, je te vois
Le sourire effacée, présent plus que jamais
Dans ma mémoire offerte à ce temps déchiré
Par l’absence… Ô maman, sur ton corps déjà froid,
Je viendrai sur ta tombe et tu n’y seras pas
Mais où se cache alors cet amour sans limite
Qui s’est gravé en moi avant que j’en hérite ?
Je viendrai te parler de la pluie, du beau temps,
De comment va la vie de tes petits-enfants.
Tu leur manques beaucoup – tu leur manquais déjà,
Ces dernières années – Oui… presque autant qu’à moi.
Presque… Puisque tu vois, depuis le mois d’avril,
C’est la première fois que je mouille mes cils,
A l’égard de ma plume, incapable à ce stade,
D’enfiévrer l’écriture à m’en rendre malade.
Que j’ose enfin crier que c’est une torture
De devoir, devant eux, jouer bonne figure !
Tout va bien, même si, me dit-on qu’elle est morte…
Comment voudriez-vous – bordel ! – que je m’en sorte !
Bien sûr que ça fait mal, que tout fuit de partout,
Que mes larmes en crue ravagent mes deux joues !
Je ne vous le dis pas, quelques rimes s’en chargent,
Mais, noyés dans le sang, mes yeux prennent le large
Par-delà l’horizon… Regarder si, derrière,
Il reste un bout de toi – Toi qui étais ma mère –
Histoire de chasser, à jamais, cette image
Où ta peau me parait, entre nous, bien trop sage."Le monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser." A. R.
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