-
Sujet
-
Promenade à deux
Un jour, je te promets, nous partirons matin,
La vallée assoupie encore noyée d’ombre.
Le Mont Blanc montrera son dôme de satin,
Ses glaciers faisant tache sur les forêts sombres.Nous prendrons le chemin qui mène à La Flégère,
Découvrant les aiguilles aux pentes ciselées,
Et tu verras les Drus, dont les pointes légères
Semblent défier l’azur, sous la Verte isolées.Et tu découvriras les sommets en éveil,
Des Grands Charmoz, jusqu’à l’Aiguille du Midi.
Leurs flancs abrupts et sombres luisant au soleil,
Leur nom tu retiendras, dès que je te l’aurai dit.Nous marcherons longtemps, peu pressés d’arriver
Au terme du sentier, où se trouvent les hommes,
Car nous voudrons voir ces moments se prolonger.
Nous serons si bien là, et seuls au monde, en somme.Assis sous un grand pin penché au bord du vide,
Nous vivrons un moment intense et romantique,
Sous les névés perdus aux crevasses livides,
Et tes yeux brilleront d’un éclat magnifique.Alors, je poserai la main sur ton genou.
Et nous resterons là, longtemps, silencieux,
En pensant au futur qui se présente à nous,
Plein d’amitié très pure et d’instants précieux.Daniel Dive, 1995. Photos personnelles, 2001
Tous droits réservésScience sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.



