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Sujet
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Je l’appelais Roxane et l’on jouait souvent
Aux gens du temps passé parlant la langue ancienne.
J’étais preux, elle coite aimant de mon antienne
Les couplets déclamés d’un entrain si fervent.Elle me répondait sans propos de couvent,
Sans paraître à mes yeux trop bigote Chrétienne.
Nos plis étaient diserts ; elle était la doyenne
Et moi le Troubadour inspiré par le vent.La mémoire est intacte et je déguste encor
Les sonnets que j’entends claironner comme un cor.
Les mots sont des jalons qui servent de repaire.Et vous témoins du jeu vous eûtes le plaisir
De constater, sans mal, que nous faisions la paire !
Faut-il qu’ici je tende une main à saisir ?
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