Parce qu’il fallait un coupable idéal,
Ils vinrent pour me conduire au bucher,
Accusé pour une foule à l’âge féodale,
Visé du doigts par les insultes projetées,
Les cris de haine et de joie au spectacle,
La boue et les gouttes de pluie de ce jour,
Funeste, le but d’un procès qu’ils bâclent,
Ils s’empressent d’attiser les flammes du four,
Un peu vite et mal ligoté, car le feu crépite,
Je retiens mes larmes et j’attends la douleur,
J’essaie d’ignorer tout cela, j’essaie la fuite,
Mais je les entends rire de mon malheur,
Les pieds lacérés en premier par l’exécution,
Rongé peu à peu par l’essence des ténèbres,
Ma peau et mes os dévorés par la consumation,
Mon odeur de chair et ma fin qu’ils célèbrent,
Ils dansent au son de mes secondes meurtrières,
Une atroce mise à mort faite pour divertir le mal,
Et quand vint le pic insoutenable de ce calvaire,
Je meurs enfin sur ce brasier qui ne tue au final,
Que des innocents…
LeCrieur…