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RomanNovel, le 22-10-2023 08:14.
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21 octobre 2023 à 21h46 #2792731
Bonsoir Cher Ami poète Maurice,
Je me souviens parfaitement l’avoir lu sur un de tes livres que tu m’avais offert !
Cela avait dû être de très durs moments pour vous tous !Merci pour ce récit !
Belle soirée Cher Ami poète Maurice!
Toutes mes amitiés à Sylvie et toi !
SybillaLe r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla) -
22 octobre 2023 à 8h14 #2612853
Panne de ramonage sur l’Isara
Toutes les vingt-quatre heures, une séquence automatique de ramonage se mettait en route pour nettoyer l’ensemble de la chaudière principale.
Depuis quelques jours déjà, le graisseur chargé de la chaudière avait prévenu le chef mécanicien. Quelque chose ne tournait pas rond dans le système, la séquence avait du retard dans le programme ou bien des parties entières n’étaient pas nettoyées. Bref, il fallait s’attendre à une panne plus conséquente, et parer au mieux car si le ramonage ne s’effectuait plus convenablement, la chaudière risquait de s’encrasser et de ne plus fonctionner.
Ce système de séquence automatique n’était pas d’origine, il était encore sous garantie, et chance pour nous, dans deux jours le navire mouillait un port français. Par contre, en attendant les spécialistes pour le dépannage, il nous fallait ramoner, mais manuellement.
C’est comme un téléviseur dont on se sert de la télécommande pour le faire fonctionner. Si la télécommande ne « marche » plus, on peut toujours commander la télé par ses propres boutons de réglage, sauf que dans le cas présent, les boutons de réglage (les ramoneurs manuels) étaient dispersés tout autour de la chaudière, une masse énorme de plus de vingt mètres de haut, sur dix de long et de large.
On accédait aux parties supérieures par des passerelles métalliques qui, en temps normal, ne servaient que pour des contrôles de routine, et surtout au port quand la machine est arrêtée et la chaudière éteinte.
Dans le cas présent en fonctionnement normal de la machine, il fallait être fou pour s’y aventurer tant la chaleur était suffocante. En y montant à mon tour pour actionner le ramoneur manuellement, la tête enrubannée de chiffons mouillés, je me disais qu’il fallait vraiment être obligé pour faire un tel travail. Seulement cinq minutes de ce supplice, et il nous fallait un bon quart d’heure de récupération sur le pont pour reprendre son souffle, et replonger dans la fournaise.
Sur ce bateau, ma femme voyageait avec moi. Au lieu de récupérer sur le pont, je suis allé dans ma cabine me reposer. En me voyant de la sorte, tout en sueur, enroulé de chiffons et surtout suffoquant, elle me mit deux claques magistrales, pour me remettre les esprits en place m’avoua-t-elle plus tard. La surprise fut telle qu’effectivement je récupérais vite, mais bientôt, il fallait retourner au supplice. La deuxième fois me parut plus supportable, peut-être l’habitude ou les gifles de l’épouse qui m’avaient secoué. Le ramonage manuel se terminait malgré tout, le lendemain les spécialistes montaient à bord. Ils modifièrent toute l’installation pour que pareille panne ne se reproduise plus jamais.Momo, ex b?b? Cadum, ancien beau gosseMaurice pour ses ?crits d'ancien marin de commerce
D?clar? maladie de Charcot fin 2019, en fin de compte ce n'est qu'une neuropathie s?v?re &?volutive des membres inf?rieurs -
22 octobre 2023 à 8h14 #2792733

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