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Récit de voyage (La médecine sur les bateaux de la marine marchande)

  • Ce sujet contient 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Sybilla, le 28-11-2025 01:53.
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  • #2724127
    Renard Maurice & Martine la po?tesse
      • Sujet: 1115
      • Réponses: 900

      Récit de voyage (La médecine sur les bateaux de la marine marchande)

      Médecine à bord. Soins sur les bateaux (Dans les années 60)

      Que ce soit sur les cargos ou sur les pétroliers, il ne fallait pas tomber malade ou se blesser gravement.
      La seule personne à bord compétente et responsable des médicaments était un officier pont, supervisé par le Second capitaine. La pharmacie regorgeait de médicaments, mais que donner et à qui pour les symptômes décrits plus ou moins bien par l’intéressé?

      Tous les remèdes, comprimés, sirops, crèmes, potions diverses, étaient bien alignés sur des étagères, avec au-dessous son usage principal. C’est-à-dire que si quelqu’un se plaignait de tel ou tel endroit du corps, on ne regardait pas le nom du médicament, mais on prenait le médicament sur l’étagère correspondante, là ou était inscrite la partie du corps.
      Si le médicament n’avait pas d’effet, on en changeait jusqu’à ce que l’intéressé se sente soulagé ou guéri.

      Quelquefois, les médicaments du bord n’étaient pas assez efficaces, voire inutiles. Exemple, cette histoire qui heureusement eut une bonne fin.

      Un matelot souffre de douleurs au ventre. On regarde dans la pharmacie: « Douleurs abdominales ». Il prend des trucs qui ne lui font rien, on essaie autre chose encore, sans résultat. Le type est alité et fiévreux. En pleine mer, le premier port est à une huitaine de jours de navigation.
      Le Commandant, inquiet pour son homme, demande conseil par Senlis-radio, seul lien de communication entre les navires en mer.
      On lui passe un docteur et le dialogue commence. Les descriptions détaillées du pacha sur les symptômes du malade sont sans équivoque, l’homme souffre d’une crise d’appendicite aiguë, avec complication d’infection.
      Le plus grave, c’est que les huit jours nécessaires pour rallier un port vont être fatals, car si dans les quarante-huit heures l’individu n’est pas opéré, il meurt.
      Cas de conscience terrible pour le Commandant qui prend sur lui la responsabilité de tenter de sauver le marin.
      Je vous promets chers lecteurs que l’histoire est authentique.
      Le malade est amené à l’infirmerie (si on peut appeler infirmerie une cabine attenante au local pharmacie, avec deux lits de fer et un fort éclairage au-dessus).
      Le Commandant est relié à Senlis-radio par des écouteurs sur la tête, le docteur à l’autre bout du fil, et l’opération commence.
      A l’aide de bistouris sommaires, écoutant attentivement les conseils du toubib: incisez là, ouvrez ici, coupez cela, refermez comme ceci, pendant plus d’une heure, il opéra le patient. La crise passée, l’infection combattue, notre malade fut débarqué au premier port pour être repris en main par de vrais chirurgiens.
      L’homme n’est pas mort, et je crois qu’il doit une fière chandelle à son Commandant. Témoin de cette scène, et conscient que cela aurait pu m’arriver, dès ma mise en congé, je fis une demande d’opération d’appendicite anticipée qui fut acceptée.
      Je ne crains plus rien de ce côté-là, merci.

      Pour terminer ce chapitre, l’histoire du marin sur un cargo mixte qui, glissant dans la douche sur le carrelage, s’ouvrit le crâne. Parmi les passagers, il y avait une bonne sœur qui rentrait de mission en Afrique, elle sauva notre homme en lui prodiguant les premiers soins. Elle lui recousit le cuir chevelu aussi bien qu’un chirurgien, avec du fil et une aiguille de couture.

      Momo, ex b?b? Cadum, ancien beau gosse

      Maurice pour ses ?crits d'ancien marin de commerce
      D?clar? maladie de Charcot fin 2019, en fin de compte ce n'est qu'une neuropathie s?v?re &?volutive des membres inf?rieurs

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      • #3595230
        Sybilla
        Maître des clés
          • Sujet: 5464
          • Réponses: 79667

          Bonsoir mon Cher oncle Maurice,

          Mieux vaut ne pas être gravement malade….

          Un récit qui m’a déconcertée..
          Je ne me souvenais pas de ce récit !

          Belle soirée mon Cher oncle Maurice !
          Bon courage et prends soin de toi
          Gros bisous affectueux à toute la famille
          Sybilla

          Le r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)
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