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Sujet
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Tout comme le chargement de rhum de la Réunion qui enchantait le personnel, de temps en temps, nous avions des fûts d’alcools divers à bord.
Cette fois-ci, une barrique de deux cents litres de cognac trois étoiles nous arrive un beau jour, pour je ne sais plus quelle destination.
Une bonne partie de l’équipage tournait autour avec convoitise. Deux cents litres, à raison de deux centilitres la dose, cinquante doses par litre multipliées par deux cents égalent dix mille doses, pour une dizaine d’individus, soit mille par tête de pipe, deux repas par jour arrosés de cognac, cinq cents jours d’assurés, plus que la durée du voyage.
Comme par hasard tout le monde était fort en calcul mental, mais ces calculs, tout justes soient-ils, ne nous mettaient pas le liquide dans nos verres, il fallait trouver une combine pour en être légalement propriétaire (ou presque).
Ce fut le charpentier qui trouva la solution; en observant de plus près le tonneau, il découvrit un nœud dans le bois. Revenant avec une vrille, il réussit à le retirer proprement, et fixa une cannelle à la place. Il ne nous restait plus qu’à placer un récipient en-dessous, et à nous servir.
Tout le monde garda le secret jusqu’au bout du voyage. Quelques jours avant l’arrivée à destination, le charpentier fignola son travail, il remit correctement en place le nœud conservé sur un tonneau complètement vidé de son contenu, en bouchant la marque de la vrille par de la colle à bois, et poussa même le vice jusqu’à étaler sous la barrique un mélange de cognac avec de l’eau croupie pour faire croire à un bois poreux qui, au fil des jours, aurait laissé perdre le contenu.
Ce dont d’ailleurs les experts en assurances ne doutèrent pas un seul instant.Momo, ex b?b? Cadum, ancien beau gosseMaurice pour ses ?crits d'ancien marin de commerce
D?clar? maladie de Charcot fin 2019, en fin de compte ce n'est qu'une neuropathie s?v?re &?volutive des membres inf?rieurs
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