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Récit de voyage ( Le pousse pousse de compétition )

  • Ce sujet contient 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Sybilla, le 11-12-2025 22:39.
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    • #2724388
      Renard Maurice & Martine la po?tesse
        • Sujet: 1115
        • Réponses: 900

        Le pousse-pousse de compétition

        A Madagascar, dans les années soixante, il y avait un moyen de locomotion pratique, pas cher et malgré tout assez rapide: le pousse-pousse.
        Une remorque ou pouvait prendre place deux personnes. Quelquefois elle était surmontée d’une capote, certaines étaient attelées à une bicyclette, mais la plupart étaient tirées par un homme, par la force des bras.
        Souvent, du port pour aller en ville, j’en prenais un, et il n’était pas rare qu’au retour, je revienne accompagné galamment.
        Au début, j’avais un peu honte d’emprunter ce genre de locomotion, mais les ramâtes (jeunes femmes malgaches) nous assuraient que ce n’était pas du tout frustrant pour le pousseur, qu’il avait choisi ce métier, et qu’il avait l’habitude.
        D’ailleurs, tous faisaient partie d’une compagnie qui leur laissait le pousse-pousse en gage et seule l’assurance de plusieurs courses par jour leur permettait de gagner assez bien leur vie.
        Une fois, quand même, au retour, prenant pitié de mon chauffeur, je descendais de l’engin, pour soulager la charge, mais n’osant pas avouer que cela le vexait, il regardait autour de lui pour voir si des collègues ne le regardaient pas. Ma compagne m’expliqua alors que le fait de descendre pour qu’il ait moins de charge à tirer était pour eux une insulte car, aux yeux de ses collègues, cela voulait dire qu’il n’était plus bon à rien.
        Mais, venons en si vous le voulez bien au titre de cette histoire. Maintenant que vous en savez autant que moi sur ce moyen de locomotion.
        Un soir de sortie en ville, je rentrais à bord. Un collègue du bateau m’accompagnait. Prenant donc pour rentrer ce moyen de transport, il nous vint l’idée de faire plaisir à notre chauffeur et, le mettant presque de force dans la charrette, c’est le copain et moi qui prirent les commandes, et à toute vitesse dans les rues de Tamatave, nous sommes rentrés au port. Le pauvre homme croyant sa fin arrivée se cramponnait aux ridelles et n’osait pas nous avouer qu’il avait eu ce jour-là la plus belle peur de sa vie.
        Nous, bons princes, à la fin de la promenade mouvementée, libérant notre otage vert de peur, nous lui offrirent un prix de course plusieurs fois supérieur à ce qu’il aurait demandé, pour nous faire pardonner.

        Boire oû conduire… Ce soir là, nous avions fait les deux

        Momo, ex b?b? Cadum, ancien beau gosse

        Maurice pour ses ?crits d'ancien marin de commerce
        D?clar? maladie de Charcot fin 2019, en fin de compte ce n'est qu'une neuropathie s?v?re &?volutive des membres inf?rieurs

      • #3596761
        Sybilla
        Maître des clés
          • Sujet: 5464
          • Réponses: 79667

          Bonsoir mon Cher oncle Maurice,

          Merci pour ce magnifique récit !

          Belle soirée mon Cher oncle Maurice !
          Bon courage et prends bien soin de toi
          Gros bisous affectueux à toi et toute la famille
          Sybilla

          Le r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)
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