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Sujet
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Récit de voyage (Récits d’anciens)
– La miche de pain.
Du temps de la marine à voile, l’alcool était denrée rare, et seuls quelques officiers fortunés pouvaient s’offrir de temps en temps une bonne bouteille,
La méthode employée par des matelots débrouillards pour compenser ce manque vaut d’être citée.
Vous prenez une grosse miche de pain, sur le dessus de la croûte/ vous pratiquez une fente; en dessous vous faites des petits trous sur toute la surface. Versez par le haut dans la fente une boîte de vernis, posez le pain sur un récipient propre et attendez plusieurs heures,
La mie de pain fera office de filtre, elle retiendra les éléments gras, et seul l’alcool servant à la fabrication du vernis tombera goutte à goutte dans le récipient.
Buvez et… appréciez.
Aux dires des conteurs, personne ne mourut de cette façon de fabriquer un alambic maison.
– La pénicilline
Jusqu’au début des années cinquante, il ne faisait pas bon avoir ce que l’on appelle en langage marin, la chtouille, être plombé, être clair ou tout simplement en terme médical, avoir une blennorragie.
Car avant les piqûres de pénicilline, qui vous guérissaient en deux ou trois injections, la méthode était des plus barbares. Lisez plutôt.
L’individu était ligoté sur un lit, pieds et mains liés pour ne pas trop gesticuler afin de ne pas gêner le toubib ou toute autre personne pratiquant ‘l’opération’. On lui introduisait dans la verge un outil très fin, assez long, appelé le parapluie chinois; une fois bien en place, on tirait sur l’extrémité, et l’outil s’ouvrait comme une pince à glaçons, pour pratiquer une incision à l’intérieur du gland pour que le pus puisse s’évacuer. Je ne vous parle pas de la douleur que devait ressentir le patient.
Après l’intervention, si le marin était sain, la guérison venait toute seule, on jurait de ne plus se faire prendre de la sorte, mais au prochain voyage, on succombait au charme d’une vahiné ou de toute autre personne désireuse de vous assurer un bonheur furtif ; et si la jeune femme en question était douteuse, on repiquait au jeu, et rebelote.
Justement, pour savoir si la partenaire était saine, un vieux truc de loup de mer que je vous sers comme on me le servit moi-même.
Avant de pratiquer l’acte sexuel, le marin mettait sa chique dans le vagin de la promise, et si rien ne se passait c’est-à-dire si la jeune femme ne ressentait pas de démangeaisons à cet endroit précis, on pouvait espérer ne pas être plombé.
Cette méthode date d’avant-guerre, et rassurez-vous mesdames, je n’ai jamais chiqué de ma vie.Momo, ex b?b? Cadum, ancien beau gosseMaurice pour ses ?crits d'ancien marin de commerce
D?clar? maladie de Charcot fin 2019, en fin de compte ce n'est qu'une neuropathie s?v?re &?volutive des membres inf?rieurs
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