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Sujet
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Fin du festival de théâtre amateur..
Voilà trente ans passés à flatter cette place
Où nul ne peut prétendre être resté de glace.
L’instant est donc venu de dresser pavillon
Pour que ce festival finisse en tourbillon.
*
Il en vint, tant et plus, de ces troupes gaillardes
Portant au rire fou lorsqu’elles sont paillardes.
D’aucuns diront en chœur de justes compliments :
« Merci, chers comédiens, pour ces si bons moments. »
1
Les jeunes, par coutume, ouvrant le festival,
Ont évoqué ce Monde où tout semble rival.
Comparant leurs valeurs, deux d’entre eux à distance
Tissèrent un vrai lien sans quérir assistance.
2
Attendant, en soirée, des amis en retard
Un couple, ayant vécu, se taillait un costard.
Il sassait avec soin tout bon détail sensible,
Chacun tentant d’atteindre une fragile cible.
3
Jeudi pour débuter de joyeuse tendance
Labiche, hors de son bois, nous donna la cadence.
Au cours de ces deux pièces, pour un petit billet,
L’on put lors se lâcher d’un rire gentillet.
4
Juste avant l’apéro Pitou, bon serviteur,
Accepta de jouer de vieux rôles d’acteur.
La mémoire de Sarah se faisant défaillante
Entre rire et colère elle fut fort saillante !
5
En ces temps de jeunesse où l’être se construit
Quand l’environnement le guide et puis l’instruit
Celui qui fut timide et d’émoi véritable
Finit par s’épancher lorsqu’il se mit à table !6
Or George se voulant de Lennie protecteur
Dézingua celui-ci d’un vrai tir correcteur.
Fini lors de couver la fragile chimère
De posséder un ranch sans cette fin amère !
7
Qui peut être en ce jour malade imaginaire,
Candide et farfelu dans un port ordinaire ?
Un père évidemment qui, pour trouver salut,
Marie sa seule enfant sans amour absolu !
8
Fallait-il qu’en ce lieu boivent jusqu’à l’ivresse,
Le Général de Gaule et Malraux plein d’adresse ?
Ainsi furent clamés de fort diserts discours
Pour lesquels nul quidam ne posa de recours.
9
M’en allant, d’un bon pas, mater une prison
J’y vis six détenues en tenue de maison.
Laissant gloser, sans mal, leur vif imaginaire
Elles ne parlaient point recette culinaire.
10
J’attends lors d’AIDAS, pour le tout dernier jeu,
( Cette fois sans fumée ), qu’elle mette le feu.
Terminer en beauté par une folle ambiance
C’est savoir conserver toute notre confiance.
***
J’ai donc fait tout le tour pour tout mettre en brochette
Pour dire aux comédiens venus nous rencontrer :
« Vous nous avez permis de rêver sans couchette
De panser bien des maux qu’on ne sait trop montrer. »
*
Ce trentième s’achève et les gens sont ravis
Se disant à bientôt, pour sûr à l’an qui vient.
Militons donc partout, sur le moindre parvis,
Clamant au monde entier qu’au théâtre on est bien !
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