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Sujet
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Oubliant d’autrefois l’injuste filature,
Soupçonné qu’il était de blâmable penchant
Notre homme, jamais las, de transport peu tranchant
Revint dans le commerce où se vent l’écriture.Le libraire affairé vit entrer le bonhomme
Qui fit un bel achat quelques trois jours plus tôt.
Revoyant le conteur au très vieux paletot
Il laissa, prestement, son crayon et sa gomme.Installant icelui par-dessus son oreille
On eut dit qu’il partait pour un très long discours.
Le regard du client lui semblant sans recours
Il retint donc ses mots, de peine sans pareille.S’avisant cependant qu’il devait en personne
Accueillir ce client il s’approcha de lui.
Se voulant fermement d’un chaleureux appui
Il se mit à gloser sans mine polissonne.– Si je me souviens bien vous avez pour tendance
– De croquer des mangas au bel enseignement.
– Vous faut-il, à l’instant, un seul renseignement
– Ou bien préférez-vous totale indépendance ?* J’ai plutôt pour dessein de fouiller dans les fables
* Où tous les animaux disent les saintes mœurs.
* Car nos jeunes garçons ayant tous très bons cœurs
* Ne demandent qu’à voir des personnes affables.– Vous me semblez bâti tel un pilier solide
– Que la gent enfantine appelle de ses vœux.
– Autrefois, sans savoir, je vous trouvais trop vieux
– Aujourd’hui je vous vois en personne valide.* Gardez-vous, cher Monsieur, de me prêter bonne âme !
* Je déplore de voir mon foyer infécond
* De n’avoir aucun hoir en son ardent cocon.
* Je suis parfois douteux et confus je m’en blâme.
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