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Sujet
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Retour aux sources[/size][size=medium]
J’étais habitué à courir les rivières
Sautant de blocs en blocs en montant le courant
D’un jarret vigoureux et d’un pas conquérant.
J’ignorais fièrement les vases des gravières.Mais le temps a coulé aux rives printanières,
Mon élan d’autrefois est moins exubérant
Moins agile, moins vif et bien moins endurant.
Le grand ruisseau du temps a dressé ses barrières.Et, depuis que les ans me barrent le chemin
Que sauter à vau-l’eau n’est qu’un songe enfantin,
Je m’en suis retourné vers mon âme sereine.A l’abri des courants et des gouffres amers
Je flâne sur la rive où mon cœur me ramène
Et l’eau de mes printemps ne craint plus les hivers…
[/size]Avec mes amitiesAlain
Pour voir mon site : Mes vers a moi
""Les tambours de la solitude eveillent, aux frontieres de l'exil, l'Eternite qui baille sur les sables."""
(Saint John Perse)
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