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EMA, le 12-08-2011 12:06.
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24 février 2010 à 17h46 #2778402
Je lis et je vois un chevalet, une toile blanche et un paysage avec un village.
Et tu peins,
Le pinceau fouille dans une palette de mots et d’images poétiques, il assemble, écarte, mélange,
et hop ! sur la toile.
Bravo !
Superbe ! -
1 mars 2010 à 17h17 #2778707
J’ai lu,j’ai aimé.
Merci
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3 mars 2010 à 15h43 #2778826
Quand la route me prend, rien n’arrête les pinceaux.
MERCI chère Sandrine, jaicemail, erhan, et honoré.

Ema 😆Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses. -
28 mai 2011 à 7h10 #2782630
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12 août 2011 à 12h06 #2610066
Après un virage de plaine qui vendangeait la terre
Nuée de pierres, le village trapu, affiche ses tours sèches. À grands coups de pelle, les rues se promènent sur la scène – les murs anciens ignorant le crépi des façades nouvelles.
De n’avoir pu saisir le temps sous l’ombrelle, les fenêtres se rincent des soleils. Puis, c’est la guerre des vents doux qui passent entre les ruelles.
Pelotonnées contre la pente orageuse des taillis, les maisons s’empilent dans un vertige de labyrinthes. Le long du couloir, un foisonnement de fleurs plante dans le ciel, une déchirure verte.Plus bas dans la lumière
Un figuier se déplie au-dessus du vieux banc. La rivière enchaîne ses relais au milieu des jardins. Dans son panier, le vieux moulin diffuse son ouvrage teinté d’histoire, de souches, d’art ; attirant les touristes dans son cratère.
L’eau coule meunière à ses côtés, pianotant ses kyrielles sur des trapèzes de cailloux qui s’amoncellent. Le tout polissant la clarté et le pont qui la traverse.Émergeant des brumes laiteuses
Les chapelets du ciel, en chutes de pierres, scandent la magie. Les hauteurs diffèrent…
Les unes encadrant de remparts le village qui marche à la cadence des habitants… Les autres sillonnées d’arbres s’estompant dans l’avalanche des forêts – luxuriantes de feuilles qui luisent et briquent l’étendue…
Abstrait et lointain, le clocher trempe dans l’azur, sonnant son heure, tourné vers le chemin.Dans l’effervescence
Un vol strident et dévorant de criquets avale tout ce qui nous parle à l’oreille, dans le sang pétrifié des perles.
Au bruit sourd qui ballonne dans l’espace, un papillon partage la dernière rosée avec la rincée du matin.
Un avion empaille l’air. Les rubans se déroulent. Les insectes pullulent. Les branches dégagent leurs parfums châtains, enfermant quelque porte secrète sous le grenier des nids refoulés.
Piquant la tête vers une courbe de ruelles, les escaliers serpentent et grimpent jusqu’à la tour qui termine les faîtes.
Un cri d’oiseau gèle soudain le ciel.
Je tiens ma promesse serrée dans ses ailes. Jusqu’à la dernière marche, j’écrirai le reste de nous, et celui qui nous entoure.« L’anneau des lampes »
Ema 😆 Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses. -
12 août 2011 à 12h06 #2782661
MERCI Marie-Jo
Amitiés
EmaToi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses.
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