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Sujet
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Voilà que ce temps gris m’enlève des ardeurs
Tandis qu’au firmament se cache le soleil.
Nul ici n’est porteur de comique conseil
Qui dorerait blason des choses en laideurs.Je sais un autre coin
Où vit ma bonne Amie
Qui, sans faire de foin,
Donne joie à sa vie.Ici sévit l’orage en semant eau puis grêle
Au fond de mon jardin qui n’attend que la pluie.
Or l’oiseau résistant au déluge s’essuie
Sur la plus haute branche où il pousse un chant frêle.Écoutons ce preux merle,
Qui siffle son refrain
Quand sur lui l’eau qui perle
Dégouline sans frein.Sa plume reluisante ignore le déluge
Quand le jardin mouillé se réveille en sursaut.
Je m’en vais de pas lent pour partir à l’assaut
Des tâches que je fais sans le moindre grabuge.Doux oiseau ! Vrai complice !
Tu me rends radieux
Quand je goutte au délice
De tes chants mélodieux.Toi l’amie qui vit loin, par delà la frontière,
Sens-tu pareil émoi quand tu vas au jardin ?
Vivre dans la nature est peut-être anodin
Mais ça donne à coup sûr une manne rentière.Tant pis pour la bourrasque
Qui déverse son grain
Je m’en vais l’air fantasque
Car je suis sans chagrin!
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