Sous l’hiver, l’éclat froid d’un manteau de givre,
La neige se pose, silencieuse et sévère.
Dans l’ombre, le vent semble un soupir ivre,
Chantant la misère au bord des hivers.
Les sans-abris, sous l’éclat des lumières,
Voient le festin des cœurs bien au chaud.
Pour eux, l’espoir n’est qu’une chimère,
Le froid leur sculpte un linceul de peau.
La richesse éclate dans un feu de veille,
Mais aux marges, des mains tremblent, vides.
Le ciel, indifférent, brille d’étincelles,
Et laisse la pauvreté figer ses rides.
Ô neige, douce et cruelle à la fois,
Recouvre le monde d’un voile trompeur.
Qu’un réveillon éclaire au moins une voix,
Et réchauffe un instant ces cœurs en douleur.