Oasis des Artistes

Oasis des artistes: Poésie en ligne, Concours de poèmes en ligne – membres !

SCIENCE-FICTION

  • Ce sujet contient 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Sybilla, le 13-03-2022 11:30.
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    Sujet
  • #2691649
    ELTEOR
      • Sujet: 1948
      • Réponses: 260

      Perdu dans l’espace !

      Hors du temps ! Hors de tout ! Accroché au néant
      J’ouvre les yeux, où suis-je ? Quel est le problème ?
      Je transpire d’angoisse, sur quel océan ?
      Des perles de peur coulent sur mon visage blême !

      Tout est clair, net comme un cristal, je suis perdu !
      Egaré dans l’espace, vide sidéral
      Je crie à en percer les poumons, c’est foutu !
      Je vais crever ! Dans cet univers abyssal !

      Je regarde par instinct, mon ordinateur
      Je me mets à pleurer, à jurer, quel malheur !
      Ce n’est pas vrai ! J’ai dormi, il y a erreur
      Le cadran indique cent cinquante ans, douleur !

      Je deviens fou ! Effaré ! Merde ! Pourquoi ?
      J’ai envie de gerber, car ils sont tous morts !
      Un sommeil de cent ans, plus rien devant moi
      Que des ombres, j’ai soudain des remords.

      Mes compagnons sont-ils vivants ? Et je panique !
      Je sens sur tout mon corps et sortir de ma peau
      La poisse, j’ai un besoin pressant, organique
      De vider mes entrailles, de tout ce chaos !

      Vais-je mettre fin à mes jours ? Pour en finir
      Comment lutter dans ce froid ? Abandonné
      A tout jamais dans le cosmos ! Faut alunir
      Sur la planète, des singes ! Je suis damné !

      Ma perdue

      Bien-aimée, mon abandonnée, ma perdue
      Je t’ai laissée là-bas au fond d’un sarcophage
      Dans le mausolée, je suis entré, je t’ai vue
      Ton corps sauvé, de l’appétit des nécrophages.

      Merveilleusement, inimaginablement
      Incroyablement belle ! A vouloir te montrer
      A la terre et à l’univers, juste un moment
      Puis m’enfermer avec toi et te regarder.

      Endormie sur ce lit, depuis l’éternité
      Tu attendais dans le froid glacial du temps
      Et moi, je m’incline, devant tant de beauté
      Je pense à ses amants, Roméo et Tristan !

      Je ne peux pas subir ce drame perpétuel
      A ne pouvoir te réveiller, te redonner
      La vie, de cet amour galactique et charnel
      Que la mort me tue, pourras-tu me pardonner !

      Dans un lointain futur, sortant de leur vaisseau
      D’argent, de valeureux conquérants de l’espace
      Découvriront, sur l’astre mort, de leurs faisceaux
      Deux corps nus, protégés dans une carapace.

      Deux êtres enlacés, dans la mort, l’éternité
      Un homme et une femme, amants pour l’infini
      Un amour magnifique dans la Voie lactée
      Ils ressentiront à les voir, de l’harmonie.

      Et ils prendront délicatement les défunts
      Pour les mettre ensemble, à tout jamais réunis
      Dans un astronef, pour un voyage sans fin
      Rejoindre les Dieux sous des cieux bénis.

      A travers le temps et le cosmos, on chantera
      Partout dans les galaxies, ce divin récit
      Et les conteurs de leurs doux mots, dans l’agora
      Parleront de toi et moi, dans leurs prophéties !

      Quitter la Terre

      La folie avait envahi l’esprit des hommes
      Ils ne pouvaient plus contrôler les armements
      Les bombes à neutrons et celles à uranium
      Engins de mort entre les mains de garnements.

      Et un jour de beau temps, on entendit un bruit
      A travers la planète, comme le tonnerre
      Pourtant pas d’éclairs, on avait lâché les fruits
      Mortels, fatals, causés par le feu nucléaire !

      La Terre fut ravagée, dévastée, chaos
      Et anarchie régnaient sur ce monde perdu
      Il fallait parer au plus pressé, manque d’eau
      Il ne restait en vie que quelques individus.

      Tout espoir n’était pas vain, il fallait vivre
      Au fond de souterrains, des savants avaient construit
      De grands vaisseaux, des astronefs pour survivre
      Dans l’espace et quitter ces continents détruits.

      Nous quittâmes tristes notre mère la Terre
      Vers un avenir incertain, dans l’univers
      Froid et noir, nous avions tous le cœur solitaire
      En quête d’un lieu, sans hiver nucléaire.

      Nous errâmes dans le cosmos, la galaxie
      A visiter des planètes ardentes, gelées
      Gazeuses et sans air, où l’on risquait l’asphyxie
      En fin l’espoir, près de deux soleils jumelés.

      Nous découvrîmes par hasard, cette planète
      Un diamant dans l’infini, un paradis
      Tout n’était que beauté, sur cette exoplanète
      Un havre de paix, une nouvelle Acadie.

      Nous débarquâmes, après ce très long voyage
      Installant le campement près d’un lac bleuté
      L’avenir était là, nous bâtîmes un village
      Furent abolies, la guerre et la pauvreté !

      La rencontre

      Et le temps se figea en un silence total
      Mon corps flotte dans l’espace noir, sidéral
      J’ai peur ! De mourir dans ce froid de pur cristal
      Soudain je vois venir une ombre minérale.

      Mon cerveau s’affole, je suis tout en sueur
      Je panique et je crie, pleure de terreur
      Des larmes de sang coulent, est-ce un tueur ?
      El il s’approche lentement, c’est une horreur !

      J’ouvre les yeux, je reçois l’esprit vidé
      De l’étrange inconnu, des rêves, idées
      Images mentales, flux venant du passé
      Présent et avenir, j’ai mal de ces pensées.

      Mon enveloppe corporelle est attirée
      Vers un vaisseau géant, je glisse, sidéré
      J’entre, mon regard se porte sur l’entité
      Il n’est pas humain, je le crains, en vérité !

      Il parle dans ma tête, des sons si sereins
      Sa voix douce me calme, me rassure enfin
      Qui es-tu mon ami ? Je viens de la Terre
      Il me dit qu’il se dirige vers Jupiter.

      Pourquoi m’avoir sauvé, du terrible destin ?
      Qui était le mien ! J’ai prié par instinct
      Mais sans aucun espoir et toi, tu es venu
      Me chercher, me souhaitant la bienvenue !

      Je ressens en lui, des sentiments de chagrin
      Il me prend la main de ses longs doigts ivoirins
      Et n’ose pas m’annoncer, de façon très nette
      Qu’il n’y a plus d’hommes vivants sur ma planète.

      J’ai comme un vertige, perdu dans l’univers
      Une relique d’un monde, à mettre sous-verre
      L’être exprime quelques mots par télépathie
      Tu es des nôtres maintenant, par empathie !

      Je remercie mon hôte, de son bienfait
      Je lui dois ma survie, je le suis au buffet
      Il me montre les mets, de drôles spécimens
      Voulez-vous goûter, de la viande humaine !

      Voyage galactique

      Une douce musique envahit mon esprit
      Et le rêve sonore inonde les pensées
      Suis-je ici ou ailleurs et l’allégorie
      Se répand dans le corps d’un mystère insensé.

      Hors de tout, hors du temps, je flotte dans l’espace
      Soudain silence total, je vois devant moi
      Un être surgissant du néant, carapace
      De lumière, il sourit et rit à-la-fois.

      D’un geste lent et délicat, me tend la main
      Il parle mais aucun son ne sort de ses lèvres
      Et je comprends ses mots qui m’apaisent enfin
      Il veut aider l’humain, à la grâce mièvre.

      Je suis perdu dans cet univers galactique
      Le regard ébahi devant tant de beauté
      La féerie qui m’entoure, le fantastique
      Canevas d’étoiles d’un décor enchanté.

      Mon énigmatique ami me mène au fin fond
      Du cosmos, nous arrivons devant de grandes portes
      Qui s’ouvrent, à l’entrée, nous attend un griffon
      Car l’animal suit de près, une femme accorte.

      Nous entrons dans un palais de glace et de feu
      De chatoyants tableaux sont accrochés aux murs
      Je reconnais l’endroit, le domaine des Dieux
      Tout est calme et serein, pas l’écho d’un murmure !

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      • #3365443
        Sybilla
        Maître des clés
          • Sujet: 5464
          • Réponses: 79667

          Bonjour Olivier,

          Des scènes assez angoissantes de cette vision futuriste et de science fiction très bien écrites en tes superbes poésies !

          Belle journée cher ami poète!
          Toutes mes amitiés
          Sybilla

          Le r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)
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