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Sujet
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Elle ne tient pas en placeSon coeur balanceDe gauche à droite
Au centre son roman brûlantToujours un amant d’avance
Sa fiction humideElle s’oublie sauf de tous
Elle abandonne les casesElle fait flotter ses desseins
Une maison imaginaire transportéeElle est synonyme d’enracinement et d’errance
Parfois un aux pucesQue l’on va chine/é
On s’ext/asie
Elle tourne son regard vers la mer
Les yeux bleusOn égraine son prénom
Pour que la rencontre fasse des petitsOn éprouve un ardent désir de voir
De déployer tous ses efforts d’assimilation
On désire ardemment s’intégrer
On fait des retouchesComme si jamais trop parfait
Des collagesDes tournures d’esprits et des graphismes
Un travail à quatre mainsJusqu’à l’ultime seconde
Pénétrer son milieu social
Après toute une phase de socialisation de son corps
Puis loin des yeux ,loin du coeur
J’apprend de mes propres yeux , de mon propre coeur
Qu’aimer c’est aimer autre chose qu’elle
La pensée est un produit intérieur brut
La gorge sèche attend la pluie
Sortir de sa condition Un monde qui scintille devant nos yeux depuis l’enfance
Depuis que l’on est en âge de comprendre
On franchit des seuils mais on n’en sera jamais
On essaie de s’arracher du terreau dans lequel on est né
Mais on garde toujours sur soi un peu de terre sous les semelles
Essuyer vos pieds sur le paillassonVous entrez dans un monde des apparences
Votre beau quartier , vos appartements
Issue d’une société de classesDécidément on ne quitte jamais le monde de l’école !
Faire ses classes , un devenir professeur
Sauter des classes ,la réussite sociale
On aimerait tellement oublierQue l’on retourne à la terre
Alors on voudrait une vie aux souliers propres !
Evidence :évider une pirogue
Pagayer sortir des flaques où l’on a pataugé enfant
Refuser le miroir ,les reflets
Ne plus attendre Les Échos
Dépasser le sommet
vers le divin[email]domi.gondrand@laposte.net[/email]
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