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Tu connais le trépas, tu lis ton oraison
Oh vaste poésie, miroir de l’horizon
Berceau de l’univers, ô divine déesse
Qui décerne aux beaux-arts le titre de noblesse.Tu connais l’existence et aussi le néant
Les cieux bien élevés et les bas océans
Tu gères les couleurs, les beautés et les grâces
Mais aujourd’hui hélas, je ne vois plus ta trace.Le poète s’est tu, il fut un temps bavard
Où l’encre saturait le pouvoir des buvards.
Baudelaire et Hugo gémissent dans leurs tombes
Réveillez-vous rimeurs, votre monde succombe !J’aime peindre mes vers avec le ton d’antan,
Effacer leur pâleur, imitant ces Titans,
Je me retrouve nain avec pseudo-poèmes
Cherchant une enclave ou un lieu de bohèmeExcuse-moi, lecteur, n’aie pas mon désespoir
Je ne peux, à moi seul, avec un encensoir
Hausser d’un cran la prose atteinte de nécrose
Faisons un grand appel pour raviver nos roses.Je crains nous séparer, Poésie bien aimée
Et éteindre ce feu en mon âme enflammée
Le pourrais-je vraiment, ce douloureux sevrage,
Et puis dire : serais-je à la fin de ma page ?
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