Sève d’encre
Le vent chuchote aux oreilles d’un vieux chêne
J’ai entendu que les hommes allaient venir
Fendre ton bois, un murmure froisse les feuilles
Et les branches s’agitent, atteintes de stupeur
Lui, le roi de la forêt, se met soudain à trembler
La peur le saisit, il se voit découpé en bûches
Son tronc scié servant de grandes planches
Pour construire les charpentes des demeures
Peut-il s’enfuir, partir se cacher en lieu sur
Hélas ! Ses racines sont ancrées dans le sol
Il va rester là à attendre sa future mise à mort
Pauvre chêne ! Il se fait vraiment une sève d’encre !