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Sujet
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Le soir, quand ma pensée ondoie et se prolonge
Au-delà du réel, dans ma douce folie
Un monde à moi tout seul dans lequel je m’oublie
Et deviens un écran où s’animent des anges.Non ! Je ne rêve pas, je vis séparément
L’âme a besoin parfois de quitter sa carcasse
Et de fuir le moment hideux qui la tracasse
Pour s’égarer un temps inconsidérément.Il est un monde exquis, caché, qui nous habite
C’est si vrai qu’on y met nos nombreux souvenirs
En strates, nos souhaits et nos secrets désirs
L’on est pour Dieu des hommes et pour l’espoir un gîte.Amie viens par ici, notre horizon rougit
Etale ton tapis et allume la scène
Un endroit apaisant pour y noyer ma peine
Le sais-tu solitude à toi mon cœur sourit.Ne me délaisse pas à la foule vorace
Je viens ce soir vers toi paisible sommier
Amie, invite-moi, en un doux ramier
Qui atterrit fuyant une escadre rapace.
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