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Nataraja, le 30-07-2025 19:48.
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24 mai 2025 à 12h21 #3569181
brravo pour ce texte en partage
-Dites, s’il vous plaît, suis-je dans un rêve ou vous êtes bien réel ?
– Ah, taisez-vous, vous le savez bien que ce n’est pas un rêve. Je suis bien réel, comme vous d’ailleurs. N’essayez-vous pas de me draguer, monsieur ?
– Ha, ha, ha ! Bien sûr, que si, ma belle, est-ce que j’avais pu faire autrement dans cette splendide soirée sur la claire de la Lune, seuls, vous et moi ? Votre beauté, la couleur et la fraîcheur de vos pétales de velours, votre tige élancée, les feuilles, quelle merveille ! Les étoiles frémissent de plaisir en votre présence. N’aurai-je pas eu, chère demoiselle, l’air un peu idiot de rester cachée dans mes épines sans rien dire ?
Il me semble que vous avez la parole facile, monsieur…
– Je vous en prie, appelez-moi Georges et vous votre petit prénom ?
– Rose !
– Rose… comme c’est joli ! Ça vous ressemble parfaitement,J’ai aimé suivre votre plume
pour en savoir davantage
merci monsieur CORNEL
mes amitiés fleuries
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29 mai 2025 à 2h09 #3569824
Bonsoir Cher Ami poète Cornel,
Quelle merveilleuse histoire écrite comme un conte !
Merci pour ce très beau partage !
Belle nuit Cher Ami poète Cornel !
Toutes mes amitiés
SybillaLe r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla) -
30 juillet 2025 à 19h48 #2720298
Au tard de la nuit, dans l’obscurité d’une petite chambre plutôt agréable, une porte s’ouvre discrètement, tout en douceur, et une lumière chaude s’échappe sur une table ronde située près de la fenêtre. Un livre entrouvert est placé sur la nappe qui couvre discrètement la table, tandis qu’à la fenêtre, dans un pot en terre, se trouve un cactus, rien de plus ordinaire pour les profanes.
Une femme pénètre dans la pièce en traînant les pieds en direction de la table, où elle dépose une magnifique rose rouge dans un petit vase allongé de teinte jaune. La main délicate de la femme s’approche et son doigt effleure la fleur avec une grande délicatesse, touchant les feuilles et la tige, ce qui suscite en nous une réflexion sous-jacente. Tout à coup, un soupir, indubitablement un soupir empreint d’amour, s’échappe de sa poitrine.
Elle revient et referme doucement la porte, laissant le silence régner sur la nuit. À travers la fenêtre, la pleine lune projette dans la chambre ses rayons de lumière délicate. L’ombre allongée des objets posés sur la table laisse une étrange image. Un bruit inattendu, tel un chuchotement du vent dans un arbre, est immédiatement suivi d’une voie profonde d’un baryton, à laquelle s’ajoute un accent adorable qui rompt cette paix installée depuis peu.
– Bonsoir, ma jolie.
– Bonsoir Monsieur…
-Dites s’il vous plaît, suis-je dans un rêve ou vous êtes bien réel ?
– Ah, taisez-vous, vous le savez bien que ce n’est pas un rêve. Je suis bel et bien réel, comme vous, d’ailleurs. Ne tentez-vous pas de me séduire, monsieur ?
– Ha, ha, ha ! Évidemment que si ma chère, j’avais pu faire autrement pendant cette magnifique soirée sous la lumière de la lune, seuls, vous et moi ? Votre beauté, la teinte et la fraîcheur de vos pétales de velours, votre tige élancée ainsi que vos feuilles constituent une véritable merveille ! Les étoiles frémissent de plaisir en votre présence. N’aurai-je pas eu, chère demoiselle, l’air un peu idiot de rester cachée dans mes épines sans rien dire ?
– Apparemment, vous avez la parole facile, monsieur…
– Veuillez m’appeler Georges, et quel est votre petit prénom ?
– Rose !
– Rose… comme c’est ravissant ! Cela vous correspond tout à fait, cependant, je vous ai interrompue, Rose. Poursuivez, je vous prie. Que disiez-vous ? Ah ! Un mouvement d’une branche vers la tête inclinée révèle un oubli.
– Georges, j’ai complètement oublié ce que je voulais dire, excusez-moi !
– Dites Roses, d’où venez-vous, comment se fait-il que la chance me comble tant ce soir ? Après un instant de silence, elle s’exprime de nouveau.
– Je viens d’un pays lointain et j’ai fait un long voyage là-haut dans les nuages avec des milliers de fleurs comme moi et d’autres beaucoup plus jolies…
– Plus splendide que vous, ça n’existe pas !
– Si, Georges. Vous avez bien l’air d’un connaisseur et ce n’est pas la première rose que vous parlez, n’est-ce pas ? Un silence s’installe comme s’il était pris à défaut. – Vous avez raison, vous n’êtes pas la première fleur à laquelle je m’adresse et je vous promets, aucune autre n’a réussi jusqu’à ce soir à me faire dresser mes épines à ce point. Je me dois de vous confesser qu’à l’instant même où je vous ai aperçue, j’ai éprouvé un coup de foudre à votre égard.
– Oh, vous me mettez mal à l’aise, Georges, personne ne m’a jamais parlé tel quel… si franchement.
– Si sincère !
-Si directe, mais je pense pouvoir la reconnaître avec une certaine élégance, bien que nous soyons tous deux conscients que vous embellissez quelque peu la vérité…
– Oh non, ne le dites pas, s’il vous plaît !
– Et vous, Georges, d’où venez-vous ? Si cela ne vous dérange pas.
– Eh bien, pour vous le dire… de très, très loin, tout en étant si proche que ça. – Pardon ?
– Dans la famille des cactus, je suis un cactus assez rare, pardonnez-moi pour ma modestie.
– Ça ne fait rien à Georges.
– Je suis né dans un pays où il fait très chaud. Au-delà des Grands Lacs, il faut attendre plusieurs levers du soleil pour les traverser. Un matin, une Main s’est présentée, s’est approchée, m’a attrapée et mise dans un petit pot en disant : « Je t’ai cherché depuis longtemps, mon petit, » et il m’a mis dans un sac. Il reprend la parole avec une voix triste après une pause.
-La séparation de ma famille et, par la suite, la solitude m’ont fait beaucoup souffrir. De nombreuses floraisons se sont écoulées et un jour, j’ai été parmi mes congénères et de nombreuses autres plantes de toutes les couleurs et espèces. Je reconnais que j’éprouvais un sentiment de bonheur. On bavardait tout le temps et beaucoup de Mains sont passées nous voir, nous admirer et nous apporter.
Il y a plusieurs levers de soleil que la charmante Main m’a délicatement confiés ici, et il est indéniable que cela ne relève pas du pur hasard. Notre destin était de nous rencontrer. Votre présence m’a agréablement bouleversé ma belle, je suis rempli de bonheur et surtout, je suis tombé amoureux de vous.
– Vous avancez vite et vous ciblez bien, Georges. Ne vous trompez pas, je ne suis pas une proie facile, monsieur, dit-elle en mettant en évidence le mot monsieur.
-Rose, ne vous fâchez pas, il faut me croire, quelquefois, j’ai été bavard, mais cette fois-ci, c’est du sérieux et pour vous démontrer à quel point je vous aime, je vous demande votre branche. Voulez-vous Roser, m’épouser ?
– Quoi, mais, toutefois, Georges, on se connaît à peine… dit-elle en bégayant. Sans la laisser continuer, il reprit la parole.
– Je vous en prie, Rose, notre vie est si brève et fugace, pourquoi hésiter, manquer peut-être le meilleur moment de notre existence. Un silence prolongé s’installe.
– Oui, effectivement, ma vie est courte, en revanche pas la vôtre, George. Vous avez connu et vous connaîtrez beaucoup d’épanouissements.
– N’ayez aucun regret, Rose, tant de beauté, de douceur, d’une délicatesse inégalée, qu’on ne peut trouver que dans une vie temporaire. Plus de raisons de ne pas me refuser. Après avoir hésité, elle exprime avec une voix douce, presque complice.
– Georges ?
– Oui, Rose ?
– J’accepte. Ne croyez pas que c’est à la légère, mais vous n’avez pas tort. Il est indéniable que ma vie est brève, et je tiens à exprimer que je partage également des sentiments à votre égard, Georges.
– Vous êtes de plus belle et intelligente. Je vous aime, Rose ! Dans sa voix se retrouvent la joie, la satisfaction et le bonheur.
– Je partage également vos sentiments, George !
La Lune est passée depuis peu, plongeant la chambre dans une obscurité totale. Dans le silence, un pétale de rose se détache et demeure suspendu aux épines du cactus.
Le matin suivant, très enthousiaste, la jeune femme pénètre dans la pièce et à sa grande surprise, elle aperçoit une petite rose blanche entre les épines de cactus et la rose rouge fanée. Délicatement, elle tend la main et saisit la petite rose blanche entre ses doigts afin de la sentir. Un cri de douleur échappe de sa bouche et elle le fait soudainement tomber. Elle regarde son doigt, où une goutte de sang commence d’apparaître.
Ébahie, sans rien comprendre, elle est incapable de voir que la rose rouge tourne la tête en regardant le cactus dans une complicité que seul leur monde peut l’entendre.
– Mais cette rose a des épines, dit-elle avec étonnement.
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30 juillet 2025 à 19h48 #3573443
Un très beau songe.
Le dialogue est prenant !
Les fleurs, aussi, ont des histoires d’amour !
Merci Cornel pour ce beau moment de lecture que j’ai apprécié.
Les haillons de l’amour ne se reprisent pas .
Nataraja.
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