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Sujet
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Le vieux banc d’autrefois est resté sous le charme,
Près de cette tonnelle où nous causions tous deux.
Repenser à ces jours, loin de l’humain vacarme,
Fouette mon humeur quand je suis cafardeux.Alors que tout s’en va de son pas, sans souci,
Le vieux banc d’autrefois est resté sous le charme.
Je me dis, vous voyant sous votre air adouci,
Que nos rides, sans fard, sont des plis sans alarme.Je vous vois à l’instant essuyer une larme
En pensant aux instants de nos nombreux débats.
Le vieux banc d’autrefois est resté sous le charme
Mais ne dit jamais rien de nos tendres ébats.Pour nos jours d’âge mûr, en parlant de ce temps,
Je calme de l’émoi le ton qui se gendarme.
Observez de vos yeux qu’ici bas, pour longtemps,
Le vieux banc d’autrefois est resté sous le charme.
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