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Sujet
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[size=medium][font=Georgia]Sur le banc de l’école où demeurent gravés
Nos prénoms qui sont là sous la vieille poussière,
Je me suis souvenu de la jeune écolière
Après qui je courrais de mes pas entravés.Jouant à la marelle avec les autres filles
Elle lançait un œil vers le terrain des billes
Où je bradais mon lot comme un vrai maquignon.Et quand tintait la cloche aux sons tout délavés
Le maître en blouse grise et d’allure ouvrière
Nous lâchait en disant d’une simple prière :
« Prenez garde à vos pas sur ces glissants pavés. »Nous vivons éloignés, mais je pense à la classe
Où jadis, sans conter, nous crêpant le chignon,
Nos cœurs purs de gamins ne restaient point de glace******
Je revois sur ton front les traces de tes rides
Ressembler aux sillons que traçait ta charrue.
Tu étais paysan, pas garçon de la rue ;
Partout je te suivais dès qu’on lâchait mes brides.Mais c’est dans le grand chai, coin des gorges arides,
Que j’aimais te trouver en ta vareuse écrue
Portant cette pipette et sa goutte congrue
Qui fait qu’un vigneron craint peu les jours torrides.Je suis ton petit fils et vaillant apprenti
Ayant tout retenu du plaisir ressenti
Quand le jus de raisin réchauffait notre ambiance.Maintenant je vais seul, mais je repense encor
A tous ces bons moments qui structurent l’enfance
Et font que ce vaccin est un sérum en Or.[/font]
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