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Sujet
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Au hasard des images
est ce la main qui choisit
parce qu’elle a quelque chose à écrire
ou les yeux
parce qu’ils ont quelque chose à regarderLaisser derrière soi les andains d’une flore lexicale
Voltige d’une tige crayon
Dans la bouche humide pousse la fleur des mots
Lire un corps mots après mots
Ecouter , voir , entendre des modaux
Décoller sous le vent , une économie de trajets
Puis atterrir sur le sol :itaire réitère
D’une tête implose ,imploreLaisser ouvert un ensemble de choses écrites
Une chose parmi d’autres
Rien n’est définitif , rien n’est unique
Mais ne jamais penser qu’il y a qu’une issue
Laisser s’enfoncer dans la noirceur
Lève seulement la tête ,une gorgée d’air te remonte comme une bulle
Le sens d’un geste maintes fois déplacé ,réinvesti dans des champs multiples
A la surface de l’eau la main nage
Des brassées de mots avancent
Mais jamais de rivages
C’est toi lors de ta lecture qui est la terre
Les mots ont un début et une fin
C’est la pensée qui va plus loin
Qui suit du regard un vol d’oiseau au coucher du soleil
Qui suit le soleil de l’autre côté
Tes pensées sont déjà dans un autre pays levant
Toujours vers la lumière
Elles touchent aussi bien les levants que les couchants
Après une bonne nuit on a esprit plus clair
La nuit l’esprit fait le bilan
Forcément il en tirera des conclusions
Effacer ce qui est écrit parce que dérangeant
De toute façon tes mots laissent une trace
Quand tu prendras ces mêmes mots
Il te viendra d’autres exemples
Tu prolongeras d’autant plus
Comme un ruban déroulé
Toi te feras la grâce de ton corps , de tes pas
Un beau geste , une prestance
Irais tu aussi loin si personne ne posait un regard
Avec le temps tu t’améliores
Les lecteurs s’apprivoisent
S’approchent
Tu n’es plus le sauvage
Celui qui a le fiel noir des mots
Sur fond blanc
Pour se démarquer , imposer sa vue
Oublier la couleur
Monter à bord des mots comme des barques
Se laisser profiler
T’accompagner un bout de chemin
Je t’adore
Aime ce verbe qui à sa répétition en fin de mot
Re tourner en boucle
Un je t’aime aussi comme les vagues sur le sable
M qui mouille le sable sec
Comme si le sable était trop sec à force de parler
J’en reviens encore à une gorgée comme tout à l’heure
Siroter un poèmeEtre démon de ton regard
Pourquoi attendre un moment venu
Pourquoi serait ce les mêmes qui ont le possible ?[email]domi.gondrand@laposte.net[/email]
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