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Sujet
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Le vent remue la branche
Qui paraît toute blanche
Sous le frimas ;
Et le ciel en colère,
Sans nul soleil, tolère
Les minimas.Ça gèle à pierre fendre
Givrant la tige tendre
Pliant son front.
Et pique la mésange
Les graines qu’elle mange
Sur mon balcon.D’ici de ma chambrette
Je vois la blanche aigrette
Chercher un vers,
Et moi tenant ma plume
Sans peiner je rallume
Ces quelques vers.Un enfant sur la place
Fait semblant sur la glace
De patiner.
Et sa mère le surveille
De chaleur sans pareille
Sans babiner.Elle est seule en vadrouille
Car là point de patrouille
Sur le chemin.
Et le monde en dormance
Écrit seul sa romance
Sans fifrelin.Oyez gens de la ville
La chanson très civile
Des passants gais,
Et puis la ritournelle
Qui semble solennelle
Des oiseaux guets.On est à la cambrousse
Et c’est ce qui nous pousse
A rester fier.
Et aujourd’hui l’on chante
D’une voix fort touchante
Tout comme hier.Le blé de courte taille
Au vent livre bataille
Guettant l’été.
Et le lièvre en cavale
Son pelage ravale
D’air hébété.Ainsi va cette histoire
Parlant de territoire
Où va la vie.
Et ici je la clame
Pour en faire réclame
Donnant envie !
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