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Sujet
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Les vacances finissaient, nous pliions nos bagages
Il était temps de décamper, de quitter le rivage
Après moult reports avec amertume et regrets
Nous avions consommé une longueur de l’été
Tandis qu’avec art une sirène investissait ma vie
Comment se quitter hélas tristement inassouvis.Se lisait dans ses yeux dévoreurs la faim de l’aventure
Et son cœur était rongé par un amour encore immature
Elle larmoyait aigrement comme un spectre étoilé
Puis un silence éloquent et subtil en nous s’est installé.
Encore jeunes, nous étions, nous faisions nos vingt ans
Bourgeons d’un âge tendre éperdument insouciant.Fallait-il essorer ce moment et en extraire la quintessence
A nous, il s’offrait librement avec un air de réjouissance
Ô jeunesse, ô saison, te souviens-tu de cet élan instinctif
De cette rage de croquer à pleins dents ce moment furtif
La mer frémissait, elle nous disait : restez, ô désolation !
Ses vaguelettes à tour de rôle observaient nos hésitations.Puis le camping vacancier vaincu par le devoir et la réalité
Ne pouvait faire durer ce plaisir inouï toute une éternité
Et nous deux, sans mot dire, nous nous sommes entrelacés
Te rappelles-tu, Aoûtienne, cette nuit enfouie dans ton passé ?
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