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Sujet
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Tu es celle que j’aurai voulue, que je regrette et aime encore
Tu es de loin ma pierre de touche, mon idéal féminin
Je voudrais mieux chanter ton corps, dessiner ton air taquin
Et tes yeux que je revois centrent mes efforts
Contre l’oubli faute du temps, ou es-tu ? Peut-être demain
Tu vois je garde l’espoir de croiser dehors ton chemin
Apparaît moi je t’en prie, sauve un misérable de son sort
Faute de toi m’ayant appris à aimer trois fois rien
Car c’est ton image, ton physique que j’implore le matin
Mais donne-moi ton âme, tu verras comme je l’explore
Je ferais abstraction cette fois de ta bouche et de tes seins
De tes fesses, de tes jambes, de ton cou jamais mien
Taisant l’instinct lourd, j’ignorerai tous ces trésors
Ton dos, tes épaules, le balaie de tes pieds et mains
Ta silhouette fine et mesurée par tous au quotidienN’as-tu pas l’impression de fendre aisément les cœurs ?
Qu’ils soient d’or ou de passion leur musique est en pleur
Si tu leur refuse un accord de ton attention
En moi aussi s’est corrompu l’emballement mineur
De la vie calme impossible quand on sait l’ardeur
Quand on sait ton corps et ce que suppose sa façon
En matière de grâce, geste sensuel et chaleur
Une mélancolie tenace prend source à cette odeur
Et des rêves épris de toi renaissent à foison
Vois-tu aussi, mais sans doute pas, l’idée qui se meure
C’est l’idée de toi que j’éloigne des douleurs
L’idée de t’avoir acquise à ma passion
L’idée d’un toit pour changer de couleur
Ce fantasme à l’ombre d’une chance est d’une froideur
Si saisissante que ma peau croyant te voire mue en frissonAlors je travaille à rassembler ton portrait magnifique
J’éclate la surface trouble du temps fatidique
Je glisse enfin mon nez dans ta chevelure
Et respire au plus profond des secondes idylliquesTon rire truand et tes yeux d’ardoises
L’élégance de tes airs gauches
Le bordel charmant de tes mèches
La souple idylle de ton corps
Ton visage de noix pantoise
Le sourire malin que t’ébauches
Ta voix dure comme un prêche
Les senteurs de ta peau d’or
L’hypnose de tes traits en phase
Ton regard qui me fauche
Rien au monde ne l’empêche
Ton charme sur moi encore
Qui ne sied aucune case
Entendre le seul son de cloche
Rumeur de ta gorge fraiche
Avoir des idées venues d’alors
D’un moment d’extaseTakycard
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