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Sujet
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Si je n’ai pas marché dans la nature,
Une fois par jour,
Si je n’ai pas entendu un oiseau chanter,
Si je ne me suis pas accroupi devant un brin d’herbe,Si je n’ai pas pas prié devant un vieil arbre
Couvert de lierre grimpant,
Si je n’ai pas vu un infime insecte voler
sans crainte de l’heure,
Si je n’ai pas aperçu un champ clairsemé de blés antiques,Si je n’ai pas frémi devant un rouge gorge
curieux de ma présence,
Si je n’ai pas regretté son absence pendant de longues secondes,
Si je n’ai pas posé les yeux sur des feuilles
ou des pierres sans destinée,Si je n’ai pas marché dans la nature
une fois par jour,
Si je n’ai pas vu l’ajonc en hiver
et le coquelicot en été, pudiquement rouge éclatant,
Si je n’ai pas été ébloui par la flamboyance
d’un mimosa,Si je n’ai pas levé les yeux vers les poètes
et les nuages du ciel,
Si je n’ai pas quitté le voisinage lassé de tout, et posé
1000 questions à la nature,
Je perds la raison, je deviens fou comme un cafard.
Ainsi vont les hommes trop souvent.
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