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Sujet
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Vénérable centenaire
J’ai découvert durant mes pérégrinations forestières
Un vénérable centenaire à la large ramure
Un chêne de grande sagesse et de haute lignée
Et maître de ces lieux, il en domine les cieuxLes oiseaux de passage par un prompt atterrissage
Se posent sur les branches les plus hautes
L’honorable végétal accepte de bon gré cet état
Il aime assurément cette aimable compagnieChaque fois que je le vois, je m’arrête et le salue
Je profite souvent de son ombre bienveillante
Je m’assois sous lui, de cette quiétude apaisante
Je me sens arbre, en harmonie avec mon amiLà, une plaine ouverte aux quatre vents
Et un arbre multi centenaire qui résiste
Affrontant les aléas du temps, ses branches
S’agitent, battant l’air comme un fouet qui claqueLa nature ne lui laisse guère de répit, il survit
Les éléments essaient de le mettre à genoux
Mais le vieux chêne est ancré dans le sol
Ses racines profondes sont solides, puissantesSon tronc meurtri porte tant de cicatrices
Que les marques se voient de très loin
L’honorable vieillard sert d’abri à la faune
Une arche de vie, une oasis campagnardeLe fluide glacial pénètre les artères
Les veines et les vaisseaux, remplaçant peu à peu
Le sérum de vie, je sens le sang de la Terre
Liquide verdâtre à l’aspect sirupeuxJe perds au fil du temps de mon humanité
Mon corps et ma peau prennent la couleur du marbre
Un vert végétal, c’est quoi cette absurdité ?
Je ne rêve pas ! Je deviens, je suis arbreMes pieds s’enfoncent dans le sol argileux
Mes bras et mes mains s’élèvent vers les cieux
Mes doigts sont des branches, mon système pileux
Des feuilles, regardez le chêne gracieux !
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