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Sujet
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Il est mort d’avoir
Trop aimé follement vivre.
Nul autre pouvoirQue sa jeunesse ivre
Abattue en plein succès
Par cent, mille excès.–
Son âge, il l’ignore.
A-t-il quatre-vingt-dix ans
Ou bien plus encore ?Des pas lourds, pesants
Et dans un froid labyrinthe,
La mémoire éteinte.–
Quoi ! toujours l’ennui,
Le fabliau de taverne,
Le jeu sourd qui nuit.Quoi ! seule gouverne,
Telle une hydre au sang gâté,
Sa futilité.–
Une vile marche.
Il a chu de tout son long.
Malheur ! Il ne marchePlus… plus, sort félon.
Mais demain, quoique sans jambes,
Il fera des iambes.Poème extrait de « Bouquets flottants »
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