VOGUE
Nous sommes en océan
L’horizon est la mer.
Notre allure est portante, la risée force quatre
Tiré au bout du tangon
Enflé comme un ballon
Spinnaker nous précède, armoiries du levant
Les écoutes serrent toile
Le foc et la grand’voile
La puissance d’Eole est nourrie au ponant
De ses rayons au zénith,
Le soleil, grand paradoxe
Fonce l’onde en outremer, pigment témoin d’abysse.
Et l’étrave fend le flot
Dessinant la blessure
Qui trace le sillage, chemin couleur d’écume.
Pourtant, nous surfons presque
La blessure est caresse.
La musique du clapot, le sifflement des haubans,
Le chant du gréement,
Sont la voix des sirènes
Qui enchante skipper et marins de vacances
Nous voguons dans l’air du temps
Vers l’archipel des îles sous le vent.

Parceval