-
Sujet
-

Vous m’aviez mis en garde
(Écho au poème de Gentilprince)Vous m’aviez mis en garde, il est vrai, tel un prince :
Les femmes ont ce don d’embrumer bien des cerveaux.
Je l’aimais comme un fou, un idiot qu’on évince,
Qu’on rappelle sans peine à vous marquer la peau.Je me souviens hier, vous m’aviez prévenu…
Ces chimères enivrantes aux parfums de l’amour.
Je m’étais essoufflé mais je suis revenu
En étant cet aveugle amoureux, un peu sourd.Pardonnez ma jeunesse à vouloir tant aimer,
A vouloir mordre encore sa peau de granit.
Je l’aimais simplement au point de me brûler ;
Souvenez-vous des maux d’un poète banni.Il est vrai, cher ami, vous m’aviez mis en garde
Mais je n’écoutais pas, n’en avais pas envie.
Même quand sa douce peau devenait blafarde,
Je me sentais puissant, je me sentais en vie !Origami
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.





