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Sujet
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[font=Georgia]Vous qui passez là sans me voir
Tandis que je suis las d’attendre,
Trouvez-vous bien de décevoir
Un être seul, chenu mais tendre ?
Ô vous frères de ces milieux;
Apprenez que la juste force
Pour les craintifs, les bilieux
Ne s’acquiert point dans le divorce.Toi le mortel qui va et vient
Quand ton beau corps seul se dépense
Entends-tu quand on te prévient
Qu’un autre gît et décompense ?
Le silence est un vrai poison
Tuant sitôt qu’une âme frêle
Se trouve seule en sa maison
Et se morfond comme une brêle.Où donc Sauveur es-tu passé ?
Dans les bas fonds de notre Sphère
Ou bien es-tu trop dépassé
Pour nous changer cette atmosphère ?
Sers-tu un Dieu devenu flou
Laissant tomber son ancienne œuvre
Et qui permet au plus filou
D’avoir profit de sa manœuvre ?Je n’ai plus foi dans cette armée
Qui fuit toujours devant la gêne,
Mais apparaît plutôt charmée
Quand se dandine une indigène.
Vous qui passez là sans me voir
Eûtes-vous vent de cette fuite
Car on me dit que le pouvoir
Ne veut hélas point donner suite ?
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