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Jonathan, le 27-02-2025 10:02.
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11 février 2025 à 1h58 #3556080
Bonsoir Cher Ami poète Mr_guyguy,
Un récit intriguant et très émouvant pour la policière Sarah qui est confrontée à ce dur problème…
C’est superbement écrit !
Belle nuit Cher Ami poète Mr_guyguy !
Toutes mes amitiés
SybillaLe r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla) -
27 février 2025 à 10h02 #2718361
La nuit était glaciale, et la ville de Vienne, malgré ses apparences élégantes, cachait un monde souterrain bien plus sombre. Le corps d’un homme, identifié comme Viktor Gruber, avait été retrouvé dans un entrepôt abandonné près du port du Donaukanal, une balle dans la tête et les mains liées dans le dos. L’exécution portait toutes les marques de la pègre viennoise, une affaire complexe et périlleuse pour Fritzlar et moi.
Nous nous tînmes face au cadavre, éclairé par les lampes vacillantes de l’équipe médico-légale.
« Une balle nette à l’arrière du crâne », dit Sarah en observant de près. « Pas de lutte apparente. »
Les mains dans les poches de mon manteau, je fixais les alentours.
« C’est une exécution. Pas un meurtre ordinaire. La mafia viennoise règle ses comptes de cette manière. »
Sarah fronça les sourcils, en regardant les chaînes qui liaient les poignets de la victime.
« Pourquoi maintenant ? Pourquoi cet homme ? »
Je ne répondis pas immédiatement. Mon regard se porta sur une série de photos posées sur un bureau à l’arrière de l’entrepôt. Je les feuilletais rapidement.
« Regardez ça », dis-je en tendant une des photos à Sarah.
La photo montrait plusieurs hommes, dont Viktor Gruber, entourés de visages flous ou mal éclairés. L’un des hommes, debout sur le côté, attira mon attention.
« Vous ne trouvez pas qu’il vous ressemble un peu ? » demandais-je en plissant les yeux.
Sarah prit la photo et la regarda attentivement.
« Vous plaisantez ? »
Mais, moi, j’étais sérieux.
« Je ne plaisante pas. Regardez ce type. Il a vos yeux. »
Sarah haussa les épaules, visiblement mal à l’aise.
« Une coïncidence. Continuons. »Le lendemain, Sarah et moi creusâmes dans la vie de Viktor Gruber. Nous découvrîmes qu’il était un intermédiaire important pour la pègre locale, gérant des trafics divers allant des armes aux devises.
« Pas exactement un saint », dis-je en jetant le dossier sur la table. « Mais quelqu’un a voulu l’éliminer. »
Sarah hocha la tête, fixant la photo récupérée sur les lieux.
« Vous savez, cet homme, celui qui, selon vous, me ressemble… il me dit quelque chose, mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. »
Je la regardai, intrigué.
« Vous avez grandi à Cologne, n’est-ce pas ? »
Sarah acquiesça.
« Oui, pourquoi ? »
« Peut-être qu’il vient de là. Votre instinct vous dit quelque chose. Faites-lui confiance. »
Plus tard dans la journée, en analysant les indices laissés dans l’entrepôt, Sarah remarqua un détail qu’elle avait ignoré : une cicatrice sur le visage de l’homme sur la photo.
« Cette cicatrice… » murmura-t-elle, le cœur battant plus fort.
Je levais les yeux de ses papiers.
« Quoi ? »
Sarah se redressa brusquement.
« Mon frère Peter… il a disparu il y a six ans. Il avait une cicatrice comme celle-là. »
Je me penchais en avant, l’expression grave.
« Vous n’avez jamais mentionné que vous aviez un frère. »
« Je pensais qu’il était mort », répondit-elle, presque dans un souffle.Les recherches sur le groupe de Viktor Gruber révélèrent que plusieurs des hommes apparaissant sur la photo, y compris l’homme à la cicatrice, étaient impliqués dans le trafic de devises. Sarah et moi, nous nous rendîmes dans un club fréquenté par ces hommes, espérant en apprendre davantage.
L’ambiance du club était sombre, enfumée, et saturée de conversations étouffées. J’observais chaque visage, cherchant des signes de nervosité.
Soudain, Sarah me tira par le bras.
« Là-bas », murmura-t-elle.
Un homme, debout près du bar, nous fixait avec intensité. Ses traits étaient similaires à ceux de Sarah, bien qu’il portât un air dur et marqué par la vie.
« C’est lui », chuchota Sarah, la voix tremblante.
Je posais une main rassurante sur son épaule.
« Restez calme. Je vais l’approcher. »
Je m’approchais du bar, commandant un whisky.
« Belle soirée », dis-je, d’un ton désinvolte.
L’homme hocha la tête, méfiant.
« Vous êtes de la police, n’est-ce pas ? »
Je haussais un sourcil, impressionné.
« Et vous, vous êtes Peter Fritzlar. »
L’homme écarquilla légèrement les yeux avant de retrouver son calme.
« Je ne sais pas de quoi vous parlez. »
Je me penchais légèrement, mon ton devenant plus bas.
« Votre sœur est là. Elle veut vous parler. »
Peter hésita, son regard passant furtivement sur la salle.
« Ce n’est pas le bon endroit pour ça. »
J’acquiesçais.
« Demain matin, commissariat central. Si vous ne venez pas, je vous retrouve moi-même. »Le lendemain matin, Sarah attendait nerveusement dans une petite salle d’interrogatoire. J’entrai avec Peter, qui semblait encore plus tendu qu’elle.
« Je vous laisse seuls », dis-je, refermant doucement la porte.
Peter s’assit en face de Sarah, évitant son regard.
« Alors… c’est toi », murmura-t-elle.
Il hocha la tête, un sourire amer sur les lèvres.
« Oui. Et toi, tu es devenue policière. Ironique, non ? »
Sarah sentit la colère monter en elle.
« Où étais-tu, Peter ? Pourquoi tu n’es jamais revenu ? »
Il soupira, passant une main dans ses cheveux.
« La guerre… elle m’a détruit, Sarah. J’ai fait des choses… des choses dont je ne suis pas fier. Quand tout s’est terminé, j’ai disparu parce que je ne voulais pas que tu vois ce que je suis devenu. »
Elle fixa son frère, les larmes aux yeux.
« Et maintenant, tu es impliqué dans une affaire de meurtre ? »
Peter se redressa, sa voix se durcissant.
« Je n’ai tué personne. Mais je savais que Viktor allait mourir. Je ne pouvais rien faire pour l’empêcher. »
Sarah secoua la tête, dévastée.
« Alors tu es complice. »
Peter la regarda, son expression mélangeant honte et tristesse.
« Peut-être. Mais je ne voulais pas que les choses tournent comme ça. »Les jours suivants furent un tourbillon d’interrogatoires et de révélations. Peter, malgré son implication dans les activités criminelles, fournit des informations cruciales pour démanteler le réseau de la pègre viennoise.
J’observais de loin la douleur que Sarah traversait, partagé entre le besoin de soutenir ma partenaire et mon devoir de la protéger.Un soir, alors qu’ils travaillaient tard, il posa une tasse de café devant elle.
« Vous avez fait ce que vous deviez faire », dis-je doucement.
Sarah releva les yeux, fatiguée mais reconnaissante.
« Merci, Heinrich. »
Je hochais la tête, lui offrant un rare sourire.
« Vous êtes plus forte que vous ne le pensez, Sarah. »L’affaire se termina par l’arrestation de plusieurs membres du réseau. Peter, bien que coopératif, fut inculpé pour ses crimes. Lors de son départ pour la prison, il échangea un dernier regard avec Sarah.
« Je suis désolé », murmura-t-il.
Elle hocha la tête, incapable de parler, mais il put lire dans ses yeux une trace de pardon.
Quelques jours plus tard, j’invitais Sarah à dîner chez moi. Carlotta, toujours chaleureuse, accueillit la jeune femme avec un sourire sincère.
« Vous faites partie de la famille, maintenant », dit-elle en lui tendant une assiette.
Autour de la table, l’ambiance était légère, presque joyeuse, une rare parenthèse dans notre quotidien sombre.
J’observais Sarah discuter avec Carlotta et Karl, et un sentiment de fierté m’envahit.
« À de nouveaux départs », dis-je en levant mon verre.
Sarah sourit, pour la première fois depuis des jours, et trinqua avec nous, prête à avancer malgré tout. -
27 février 2025 à 10h02 #3558658
Mes salutations Sybilla,
Merci beaucoup pour ton commentaire ! Je suis ravi que l’histoire t’ait plu et que l’émotion soit bien passée. Sarah est un personnage auquel je tiens particulièrement, et c’est toujours un plaisir de voir qu’elle marque les esprits. Au plaisir d’échanger à nouveau sur mes prochains récits
Amitiés.
Bonne journée à toi!!!!
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