-
Sujet
-
Feuille qui pousse la rame,
La lyre touche à ses lys, j’ai dans ma plume
Comme neuve, la poussière de l’enfance
Qui s’empare des murs, festonne la lampe,
Sein qui luit au lait de la branche.Couleur du vent, mon cœur me porte devant
Je n’ai pas d’averses, de tonnerre qui tremble,
Seulement…
Le commencement où demain je m’éteindrai,
Vivante.Sur ma joue, j’ai trois larmes blanches
Aucun feu qui brille, aucun mal qui pense,
Seulement…
La fin qui arrive à son âme
Je peindrai ses mots, j’écrirai dans l’eau,
Le bleu noué à la rive.Je marche sur un fil tendre
L’équilibre y est plus sûr que la chance,
J’ai dans ma main son parapluie d’avalanches
Et la vie pour me reprendre dans ses perles de cendres.Plus fort que la vie, c’est encore le Temps
Qui franchit le seuil de mes jours faits,
Dehors la nuit est plus bleue qu’avant
L’étoile fait son chemin dans mes yeux
Au puits de mes larmes, je saurai alors
A l’épi de la lampe, que mon cœur est devant…
Au commencement où demain je m’éteindrai,
Naissante.EMA 😆
Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.