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Sujet
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Ce récit ne se situe pas dans le domaine de la fiction mais dans celui de l’histoire d’un homme bien réel. Il peut être authentifié par le sceau d’évènements rapportés facilement vérifiables.
La parole et le point de vue de celui qui se raconte et de ce lui qui écrit se sont parfois mêlés au point que la double perspective ne semble qu’un seule.
Lorsque Martial me servit de guide pour descendre la Vallée Blanche à la fin des années 60, j’ai eu le sentiment qu’il avait une relation avec le Massif du Mont Blanc singulière et digne d’intérêt. Des années plus tard, lorsque ma retraite me laissa du temps, j’ai commencé à recueillir son témoignage, comme je l’avais fait, il y a longtemps, pour un travail de recherche universitaire sur un dialecte franco-provençal que l’on classerait aujourd’hui dans la zone linguistique de l’Arpitan.
Se raconter n’est jamais fortuit, entreprendre d’écrire sur une vie dans son ensemble ne l’est pas non plus. Les diverses motivations d’une autobiographie sont bien connues et celles de Martial, modestement, rejoignent par certains aspects celles des plus grands exemples de la littérature, comme si la culture de la vie était en harmonie avec celle des livres.
Le personnage de Martial illustre bien la spécificité de la montagne et son évolution. Ses missions au sein du P.G.H.M. sont à classer dans des « Hauts Faits » car elles sont presque toujours en relation avec le danger de la mort.
J’ai eu le souci de transmettre ce qui m’a été confié de la façon la plus précise et la plus fidèle qui soit. Aux aspects techniques, nécessaires, j’ai ajouté l’émotion pour dégager ce qui devient exceptionnel et universel sans trahir ou exagérer la vérité humaine que chacun aura, je l’espère, plaisir à retrouver dans ces souvenirs.Pierre-Louis SESTIER
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