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Sujet
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Dans le champ de l’azur, la moisson chaude et blonde
Fulgure en épis d’or plus suaves que miel
Et les gerbes que lie un bleu fermier du ciel
Glissent en brasillant jusqu’aux greniers de l’onde.Mais bientôt une fée ensorcelle le monde.
Les meules brûlent sous un feu torrentiel,
Et les veines d’un marbre au rouge essentiel,
Irisent de reflets leur course vagabonde.Puis une fresque où fond la douceur de Puvis
Estompe en un soyeux et irréel lavis
Des pétales de roses éteignant leur lumière.A l’horizon, mirant le long deuil de la nuit
Aux paillettes d’argent de son manteau qui luit,
La mer, dans le reflux, murmure une prière.Jacques Albérane.
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