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Drouot (Barbara, 1974)

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Daniel Dive, le 26-10-2007 16:44.
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  • #2601950
    Daniel Dive
      • Sujet: 2141
      • Réponses: 5677

      Paroles : Barbara
      Musique: Barbara, R. Romanelli

      Dans les paniers d’osier de la salle des ventes
      Une gloire déchue des folles années trente
      Avait mis aux enchères, parmi quelques brocantes
      Un vieux bijou donné par quel amour d’antan

      Elle était là, figée, superbe et déchirante
      Ses mains qui se nouaient, se dénouaient tremblantes
      Des mains belles encore, déformées, les doigts nus
      Comme sont nus, parfois, les arbres en Novembre

      Comme tous les matins, dans la salle des ventes
      Bourdonnait une foule, fiévreuse et impatiente
      Ceux qui, pour quelques sous, rachètent pour les vendre
      Les trésors fabuleux d’un passé qui n’est plus

      Dans ce vieux lit cassé, en bois de palissandre
      Que d’ombres enlacées, ont rêvé à s’attendre
      Les choses ont leurs secrets, les choses ont leurs légendes
      Mais les choses nous parlent si nous savons entendre

      Le marteau se leva, dans la salle des ventes
      Une fois, puis deux fois, alors, dans le silence
      Elle cria: « Je prends, je rachète tout ça
      Ce que vous vendez là, c’est mon passé à moi »

      C’était trop tard, déjà, dans la salle des ventes
      Le marteau retomba sur sa voix suppliante
      Elle vit s’en aller, parmi quelques brocantes
      Le dernier souvenir de ses amours d’antan

      Près des paniers d’osier, dans la salle des ventes
      Une femme pleurait ses folles années trente
      Et revoyait soudain défiler son passé
      Défiler son passé, défiler son passé

      Car venait de surgir, du fond de sa mémoire
      Du fond de sa mémoire, un visage oublié
      Une image chérie, du fond de sa mémoire
      Son seul amour de femme, son seul amour de femme

      Hagarde, elle sortit de la salle des ventes
      Froissant quelques billets, dedans ses main tremblantes
      Froissant quelques billets, du bout de ses doigts nus
      Quelques billets froissés, pour un passé perdu

      Hagarde, elle sortit de la salle des ventes
      Je la vis s’éloigner, courbée et déchirante
      De ses amours d’antan, rien ne lui restait plus
      Pas même ce souvenir, aujourd’hui disparu…

      Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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