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l araignée et l’hirondelle La Fontaine

  • Ce sujet contient 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par eolienne, le 21-02-2015 20:09.
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  • #2638283
    poussines jean-michel
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      • Réponses: 398

      L’ ARAIGNÉ ET L’ HIRONDELLE

      La Aranha é la Rondéléta

      « O Jupiter, qui sus de ton cerveau,
      « O Jové, qué saùpéssèt dé téù cervel,
      par un secret d’accouchement nouveau,
      per ùn secrèt dé jasilha nóvél,
      tirer Pallas, jadis mon ennemie,
      tirar Pallas,éntrénant méù énemic,
      entends ma plainte une fois en ta vie.
      Aùsis méù planchà ùna fès én ta vidà.
      Progné me vient enlever les morceaux ;
      Progné mé vén lévar lés bócins ;
      caracolant, frisant l’air et les eaux,
      caracolant, acercant l’aïré é las aïgas,
      elle me prend les mouches à ma porte ;
      mé prén las móscas à méù porta ;
      miennes je puis les dire ; et mon réseau
      méùnas podi lés dirè ; é méù malhùm
      en serait plein sans ce maudit oiseau ;
      én séria plén sén aquel malasit aùcel ;
      je l’ai tissu de matière assez forte »
      l’aï téïssut dé matiérà pró forté »
      Ainsi , d’un discours insolent,
      Atal, d’ùn parladissa afróntaïré,
      se plaignait l’araignée, autrefois tapissière ;
      sé planhet l’Aranha, aùtrécop tapissiéra ;
      et qui lors étant filandière
      é qué lors éssént filandiérà
      prétendait enlacer tout insecte volant.
      Préténdia énlaçar tôt cuca vólarél.
      La sœur de Philomèle, attentive à sa proie,
      La sórè dé Philomele, éscótosat à séù préda,
      malgré le bastion, happait mouches dans l’air,
      maldéspièch ló bastion, góbélavà móscas dén l’aïrè,
      pour ses petits, pour elle, impitoyable joie,
      per séùs pichons, per éla, déspiétadova gaug,
      que ses enfants gloutons, d’un bec toujours ouvert,
      qué séùs drolets galapians, d’ùn bec tôtjorn dóbert,

      d’un ton demi-formé, bégayante couvée,
      d’ùn ton mieg-fórmat, bédosséjantà alócada,
      demandaient par des cris encore mal entendus.
      Démandavan per séùs brams éncaïré mal aùsits.
      La pauvre Araignée n’ayant plus
      La pàùr Aranha n’agént maï
      que la tête et les pieds, artisans superflus,
      qué ló cap é lés pès, méstèïréls subréncs,
      se vit elle-même enlevée ;
      sé végèt éla-météïs lévadà ;
      l’Hirondelle, en passant, emportant toile et tout,
      la Rondéléta, én passant, émpórtant téla é tót,
      et l’animal pendant au bout.
      É la béstia pénjant al cap.
      Jupin pour chaque état mit deux tables au monde ;
      Jupin per cadun éstat métèt dós tablas al mondè ;
      l’adroit, le vigilant, et le fort, sont assis,
      ló biaïssut, ló vélhadis, é ló fort, són assétats,
      à la première ; et les petits
      à la primiéra ; é les drolèts
      mangent leur reste à la seconde.
      manjan lors démaïs à la ségóndà.

      JEAN DE LA FONTAINE

      la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
      les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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