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L ‘OURS ET LES DEUX COMPAGNONS la Fontaine oc

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par poussines jean-michel, le 21-11-2016 07:38.
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    poussines jean-michel
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      L ‘OURS ET LES DEUX COMPAGNONS
      L’ORSA É LÉS DOS COMPANHONS
      Deux compagnons, pressés d’argent,
      Dós companhons cochars d’argént,
      à leur voisin fourreur vendirent
      à lór véïsin forradurièr véndèron
      la peau d’un Ours encore vivant,
      la pél d’ùn orsa éncaïrè vivént,
      mais qu’ils tueraient bientôt ; du moins à ce qu’ils dirent.
      mas qué tuaràn léù ; dé méns a aquo qué diguéron.
      C’était le roi des Ours au compte de ces gens.
      Aquel éra ló réî dés orsas al comptè dés aquélés génts.
      Le marchand à sa peau devait faire fortune ;
      Ló mercadièr a séù pél déguet faïré fortunà ;
      elle garantirait des froids les plus cuisants ;
      afinsacarà dés déspénsas lés maï coïsénts ;
      on en pourrait fourrer plutôt deux robes qu’une.
      Sé én pódrià forar pùs léù dós raubas qué ùna.
      Dindenaut prisait moins ses moutons qu’eux leur Ours ;
      Dindénaut présavà méns séùs fédas qué élés lor Orsa ;
      leur, à leur compte, et non à celui de la bête.
      Lor, à lor compté, é nó a aquéstè dé la béstia.
      S’ offrant de la livrer au plus tard dans deux jours,
      Sé ofertant dé la livrar al maï tard dins dós jorns ;
      ils conviennent du prix ,et se mettent en quête,
      convénon dél prètz, é sé métan én quistà,
      trouvent l’Ours qui s’avance et vient vers eux au trot.
      trapan l’Orsa qui s’avança é vén cap én élès al trôt.
      Voila mes gens frappés comme d’un coup de foudre.
      Vaïci méùs génts picats coma ùn cop dé falzer.
      Le marché ne tint pas ; il fallut le résoudre ;
      Ló marcat né ténguet pas ; calguet ló résolvèr ;
      d’intérêts contre l’Ours , on n’en dis pas un mot.
      d’interèst contra l’Orsa, sé n’én dis pas ùn diccion.
      L’un des deux compagnons grimpe au faîte d’un arbre ;
      L’ùn dés dós companhon arrapinhà al cabaçal d’ùn arbrè ;
      l’autre plus froid que n’est le marbre,
      l’aùtrè maï frech qué né ló marmé,
      se couche sur le nez, fait le mort, tient son vent,
      sé colça sus ló naz, fà ló mort, tén séù vént,
      ayant quelque part ouï dire
      agént calqué part aùsit dirè
      que l’Ours s’acharne peu souvent
      qué l’Orsa sé acarnassi pàù sóvén

      sur un corps qui ne vit, ne meut, ni ne respire.
      Sus ùn cor qué né viù, né moù, ni né aléna.
      Seigneur Ours comme un sot donna dans ce panneau ;
      Senhèr Orsa coma ùn bajoc balhèt dins aquel panel ;
      il voit ce corps gisant, le croit privé de vie,
      véï aquél cór jagut, ló crés privat dé vidà,
      et, de peur de supercherie,
      é, dé pàùr dé abéùrada,
      le tourne, le retourne, approche son museau,
      ló tórné, ló rétórna, próbénca séù mórré,
      flaire au passage de l’haleine.
      Solfina al pasatgé dé l’olfada.
      « C’est ,dit-il, un cadavre, ôtons-nous, car il sent »
      «Aquo és, dis,  ùn caùssélà, ostam, qué sénti »
      A ces mots l’Ours s’en va dans la forêt prochaine.
      A aquéls diccions s’én anèt dins la sélvà qué vén.
      L’un de nos deux marchands de son arbre descend,
      L’ùn dé nos dós mercadièrs dé séù arbré davalà,
      court à son compagnon,lui dit que c’est merveille
      corri a séù companhon, én el dis qué aquo és méravilhà
      qu’il n’ai eut seulement que la peur pour tout mal.
      Qué n’a pas sólamént qué la pàùr per tót mal.
      « Eh bien ! Ajouta-t-il, la peau de l’animal ?
      « Éh bén ! Ajusta, la pél dé la bestia ?
      Que t’a-t-il dit à l’oreille ?
      Qué té a dich à l’aùrelha ?
      Car il s’approchait de bien près,
      Qué sé próbénca dé plà prèp,
      te retournant avec sa serre. »
      té retórnént amb séù arpià »
      « Il m’a dit qu’il ne faut jamais
      « M’a dich qué né cal jamaï
      vendre la peau de l’Ours qu’on ne l’ai mis à terre »
      véndrè la pel dé l’orsa qué sé né l’aï mès à terrà »

      JEAN DE LA FONTAINE

      la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
      les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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