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Ballade des pendus
Sur ses larges bras étendus,
La forêt où s’éveille Flore,
A des chapelets de pendus
Que le matin caresse et dore.
Ce bois sombre, où le chêne arbore
Des grappes de fruits inouïs
Même chez le Turc et le More,
C’est le verger du roi Louis.Tous ces pauvres gens morfondus,
Roulant des pensers qu’on ignore,
Dans des tourbillons éperdus
Voltigent, palpitant encore
Le soleil levant les dévore.
Regardez-les, cieux éblouis,
Danser dans les feux de l’aurore,
C’est le verger du roi Louis.Ces pendus, du diable entendus,
Appellent des pendus encore.
Tandis qu’aux cieux, d’azur tendus,
Où semble luire un météore,
LA rosée en l’air s’évapore,
Un essaim d’oiseaux réjouis
Par dessus leur tête picore,
C’est le verger du roi Louis.Prince, il est un bois que décore
Un tas de pendus, enfouis
Dans le doux feuillage sonore.
C’est le verger du roi Louis !Théodore de BANVILLE
Je l’avais apprise à l’école et j’ai aussi appris celle de François Villon et ce n’était pas facile.
🙁 😆 vous pouvez retrouver ma famille, mes amis et toutes mes ?motions sur :http://ghislainepoesie.free.fr
Merci ? tous pour vos commentaires qui me vont droit au coeur
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