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Sujet
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Le vent qui vente est à ma porte
Qui pleure, comme une âme morte,
Il geint : « Ouvrez, pour l’amour Dieu !
Je vois chez vous lueur de feu,
Je voudrais me chauffer un peu ! »Alors j’ai dit à la servante :
« Annick, ouvrez au vent qui vente. »
Et le vent qui vente est entré,
Et, devant l’âtre vénéré,
Doucement il a soupiré.Avec des bonds de chien folâtre,
La flamme a sursauté dans l’âtre.
« Salut ! a dit le foyer clair,
(Car le foyer parle en hiver),
Salut au pauvre vent de mer ! »Le vent, assis sur l’escabelle,
A répondu de sa voix belle :
« Langue de feu, chère aux humains,
Lèche les pieds, lèche les mains
Du vagabond des grands chemins. »A la claire flamme vivante
S’est réchauffé le vent qui vente,
S’est réchauffé le vent errant
Qui toujours va courant, courant,
Si maigre qu’il est transparent.La chanson du vent qui vente (Anatole Le Braz)
Ouvrez l'oreille, chaque mot poss?de un coeur qui bouge. (Nimier)
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