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La fille de Londres, Germaine Montero (1952)

  • Ce sujet contient 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par ghislaine coudert, le 15-03-2012 21:28.
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    Sujet
  • #2620759
    Daniel Dive
      • Sujet: 2141
      • Réponses: 5677

      Texte : Pierre Mac Orlan. Musique de V. Marceau

      Un rat est venu dans ma chambre
      Il a rongé la souricière
      Il a arrêté la pendule
      Et renversé le pot à bière
      Je l’ai pris entre mes bras blancs
      Il était chaud comme un enfant
      Je l’ai bercé bien tendrement
      Et je lui chantais doucement :

      Dors mon rat, mon flic, dors mon vieux bobby
      Ne siffle pas sur les quais endormis
      Quand je tiendrai la main de mon chéri

      Un Chinois est sorti de l’ombre
      Un Chinois a regardé Londres
      Sa casquette était de marine
      Ornée d’une ancre coraline
      Devant la porte de Charly
      A Penny Fields, j’lui ai souri,
      Dans le silence de la nuit
      En chuchotant je lui ai dit :

      Je voudrais je voudrais je n’sais trop quoi
      Je voudrais ne plus entendre ma voix
      J’ai peur j’ai peur de toi j’ai peur de moi

      Sur son maillot de laine bleue
      On pouvait lire en lettres rondes
      Le nom d’une vieille « Compagnie »
      Qui, paraît-il, fait l’tour du monde
      Nous sommes entrés chez Charly
      A Penny Fields, loin des soucis,
      Et j’ai dansé toute la nuit
      Avec mon Chin’toc ébloui

      Et chez Charly, il faisait jour et chaud
      Tess jouait « Daisy Bell » sur son vieux piano
      Un piano avec des dents de chameau

      J’ai conduit l’Chinois dans ma chambre
      Il a mis le rat à la porte
      Il a arrêté la pendule
      Et renversé le pot à bière
      Je l’ai pris dans mes bras tremblants
      Pour le bercer comme un enfant
      ll s’est endormi sur le dos…
      Alors j’lui ai pris son couteau…

      C’était un couteau perfide et glacé
      Un sale couteau rouge de vérité
      Un sale couteau rouge sans spécialité.

      1953 Mac-Orlan Germaine Montéro

      Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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      • #2838406
        ghislaine coudert
          • Sujet: 1032
          • Réponses: 4103

          Je connaissais aussi l’air de cette chanson , mais ne me rappelais pas les paroles, comme quoi ce qu’on a entendu pendant son enfance ne s’oublie pas. Merci pour le partage.

          🙁 😆 vous pouvez retrouver ma famille, mes amis et toutes mes ?motions sur :http://ghislainepoesie.free.fr
          Merci ? tous pour vos commentaires qui me vont droit au coeur
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