Oasis des Artistes

Oasis des artistes: Poésie en ligne, Concours de poèmes en ligne – membres !

La JEUNE VEUVE EN OC DE lA FONTAINE

  • Ce sujet contient 2 réponses, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par poussines jean-michel, le 13-06-2015 06:54.
  • Créateur
    Sujet
  • #2640301
    poussines jean-michel
      • Sujet: 621
      • Réponses: 398

      LA JEUNE VEUVE
      La Jóva Veùsa

      La perte d’un époux ne va pas sans soupirs ;
      La pérda d’ùn éspós né va pas sén farfalhs ;
      on fait beaucoup de bruit, et puis on se console.
      sé fa fórça dé bruch, é pùéï sé assólaça.
      Sur les ailes du temps la tristesse s’envole;
      Sus las alas del témps la tristór s’énaùrà ;
      le temps ramène les plaisirs.
      ló témps récampa lés plasèrs.
      Entre la veuve d’une année
      Éntra la Veùsa d’ùna anada
      et la veuve d’une journée
      é la Veùsa d’ùna jórnada
      la différence est grande; on ne croirait jamais
      la déspériança és granda ; sé né créïra jamaï
      que ce fut la même personne;
      qué aquo foguèt la quitamént dégùn ;
      l’une fait fuir les gens, et l’autre a mille attraits;
      l’ùna fa fugir lés génts, é l’aùtré a mil atrachs ;
      aux soupirs vrais ou faux celle-là s’abandonne;
      als farfalhs vértats ó fals aquéla-là sé désémpara ;
      c’est toujours même note et pareil entretien.
      aquo és tótjorn quitamént nóta é parièr éntretén.
      On dit qu’on est inconsolable;
      Sé dis qué sé és incónsólamént ;
      on le dit ; il n’en est rien,
      sé ló dis ; n’én és rè,
      comme on verra par cette fable;
      cóma sé véïra per aquéla faùla ;
      ou plutôt par la vérité.
      ó maïléù per la vértat.
      L’ époux d’une jeune beauté
      L’éspós d’ùna jóva béltat
      partait pour l’autre monde. A ses côtés sa femme
      partissia tà l’aùtré móndé. A séùs éncótas séù fémna
      lui criait : « Attends-moi, je te suis;et mon âme,
      én él cridaba :  « Éspéra-mé, té séguissi, é méù anma,
      aussi bien que la tienne est prête à s’envoler »
      tanbén qué la téùna és présta a s’énaùrar »
      Le mari fait seul le voyage,
      Ló marit fa sól ló viatgè,
      la belle avait un père, homme prudent et sage;
      la béla avia ùn païrè, omé caùtél é sabi ;
      il laissa le torrent couler.
      daïssèt ló gaùdré rajar.
      A la fin pour la consoler:
      A la fin tà la assólaçar:
      « Ma fille, lui dit-il, c’est trop verser de larmes;
      « Méù drólla, én élla dis, aquo és trop versar dé lagrémas;
      qu’à besoin le défunt que vous noyez vos charmes?
      qué à bésónh ló défunt qué énneguètz vos éncisamént ?
      Puisqu’il est des vivants,ne songez plus aux morts.
      Ja qué és dés vivénts, né soscatz maï als morts.
      Je ne dis pas que tout à l’heure
      Né disi pas qué tót à l’óra
      une condition meilleure
      ùna cóndición milhóra
      change en des noces ces transports;
      cambia én dés nóças aquélés trasports;
      mais après certain temps souffrez qu’on vous propose
      mas apùéï cèrt témps sófrissètz qué sé vós prépaùsa
      un époux beau, jeune, et tout autre chose
      ùn épós bél, jóvé, é tóta aùtré caùsa
      que le défunt. « Ah ! Dit-elle aussitôt,
      qué ló défunt. « Ah ! Dis-éla tant léù,
      un cloître est l’époux qu’il me faut»
      ùn clastrè és l’éspós qué mé cal»
      Le père lui laissa digérer sa disgrâce.
      Ló païré én élla daïssa digéstir séù désmercéjamént.
      Un mois de la sorte se passe ;
      Un mès dé la sórta sé passa;
      l’autre mois, on l’emploie à changer tous les jours
      l’aùtré mès, sé l’émmerça à cambiar tót lés jorns
      quelque chose à l’habit,au linge, à la coiffure;
      calqué caùsa à ló véstit, al farda, à la cófadurà;
      le deuil enfin sert de parure,
      ló dól énfin sèrt dé óndradura,
      en attendant d’autres atours.
      Én éspérant d’aùtrés adórns.
      Toute la bande des Amours
      Tóta la banda dés Amórs
      revient au colombier;
      rétórn al cólombièr;
      les jeux, les ris, la danse
      lés jocs, lés ris, la dançatgè
      ont aussi leur tour à la fin;
      an tant bén lor virada à la fin;
      on se plonge soir et matin
      sé prigónd sèr é matin
      dans la fontaine de Jouvence.
      dins la font dé Jóvénça.
      Le père ne craint plus ce défunt tant chéri;
      Ló païré né crénta maï aquél défunt tant calinhat;
      mais comme il ne parlait de rien à notre belle:
      mas cóma né parlava dé rè à nostré bélla:
      « Où donc est le jeune mari
      « Ont dóncas és ló jóvé marit
      que vous m’avez promis?» Dit-elle.
      Qué vós m’avètz prómès? » Dis-élla.

      JEAN DE LA FONTAINE

      la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
      les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
    Vous lisez 1 fil de discussion
    Vous lisez 1 fil de discussion
    • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.