Oasis des Artistes

Oasis des artistes: Poésie en ligne, Concours de poèmes en ligne – membres !

la lionne et l’ourse la Fontaine

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par poussines jean-michel, le 30-11-2017 15:48.
  • Créateur
    Sujet
  • #2657747
    poussines jean-michel
      • Sujet: 621
      • Réponses: 398

      LA LIONNE ET L’OURSE
      La Léoné é l’ Orsa

      Mère Lionne avait perdu son faon ;
      Maïré Léoné avia pérdut séù cérvion ;
      un chasseur l’avait pris. La pauvre infortunée
      ùn caçaïré l’avia près. La pàùra désénvénturada
      poussait un tel rugissement
      butavà ùn tal rugimént
      que toute la forêt était importunée.
      qué tóta la sélva éra tartugadà
      La nuit ni son obscurité,
      la nùèch ni séù éscurétat,
      son silence et ses autres charmes,
      séù silénci, é séùs aùtrès agradatgès,
      de la reine des bois n’arrêtaient les vacarmes ;
      dé la réïna dés boscs n’arréstavan lés tampals ;
      nul animal n’était du sommeil visité.
      Niét bestia n’éra dél som vistalhat.
      L’Ourse enfin lui dit : « Ma commère,
      L’Orsa énfin en éla dis: « Méù cómaïra,
      un mot sans plus ; tous les enfants
      ùn diccion sén maï ; tótès lés maïnatgès
      qui sont passés entre vos dents
      qué són passats éntré vos caïs
      n’avaient-ils ni père ni mère ? »
      n’avian ni païré ni maïré ? »
      « Ils en avaient ». « S’il est ainsi,
      « Én avian » « Si és atal,
      et qu’aucun de leur mort n’ait nos têtes rompues,
      é qué pas-cap dé lor mort n’aguèt nós caps éberladas,
      si tant de mères se sont tues,
      si tant dé maïré sé són calats,
      que ne vous taisez-vous aussi ? »
      qué né calatz tanbén ? »
      « Moi, me taire ? Moi malheureuse ! Ah !
      « Mé, mé calar ? Mé malastrósà!Ah !
      J’ai perdu mon fils ? Il me faudra traîner
      aï pérdut méù drollé ? Mé cal rébalar

      une vieillesse douloureuse. »
      ùna viélhosà dóléntósà. »
      « Dites-moi ,qui vous force à vous y condamner ? »
      « Disatz-mé, cal vós fórça à vós i cóndémnar ? »
      « Hélas ! C’est le destin qui me hait. Ces paroles
      « Aïlas ! Aquo és ló Éndóvén qué mé asirà. Aquélas diccions
      ont été de tous temps en la bouche de tous»
      an éstat dé tót témps én la boca dé tótès »
      Misérables humains, ceci s’adresse à vous,
      Miséradiù omenéncs, aïco s’adréça à vós,
      je n’entends résonner que des plaintes frivoles.
      N’aùssissis résónar qué dés planchas baguénaùdas.
      Quiconque en pareil cas, se croit haï des cieux,
      Qualsévol én parélh cas, sé créï asirat dés céls,
      qu’il considère Hécube , il rendra grâce aux dieux.
      Qué cónsira Hécube, tórnara mércès als diéùx.

      JEAN DE LA FONTAINE

      la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
      les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
    • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.