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la mouche et la fourmi

  • Ce sujet contient 2 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par cyrael, le 18-05-2019 18:50.
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    Sujet
  • #2667720
    poussines jean-michel
      • Sujet: 621
      • Réponses: 398

      LA MOUCHE ET LA FOURMI
      La Mósca é la Fórmiga
      La Mouche et la Fourmi contestaient de leur prix.
      La Mósca é la Fórmiga cóntéstavan dé lor prètz.
      « O Jupiter! Dit la première
      « O Joù ! Dis la primièra
      faut-il que l’amour-propre aveugle les esprits
      cal qué l’amór-nèt éïssórba lés éspérits
      d’une si terrible manière
      d’ùna tant tarriblé maniérós
      qu’un vil et rampant animal
      qu’ùna vila é sérpaïra béstia
      à la fille de l’air ose se dire égal !
      à la drolla dé l’aïrè gaùsa sé dirè égal !
      Je hante les palais,je m’assieds à ta table ;
      Trévi lés palatz, m’asséti à téù taùla ;
      si l’on t’immole un bœuf , j’en goûte devant toi ;
      si sé t’imola ùn boù, én tasti davàn téù ;
      pendant que celle-ci, chétive et misérable,
      péndént qué aquésté, lingostina é miséradivà,
      vit trois jours d’un fétu qu’elle a traîné chez soi.
      viù très jorns d’ùn bróquilhón qué a rébalat co séù.
      Mais,ma mignonne , dites-moi,
      Mas , méù cóïnda, disètz-mé,
      vous campez-vous jamais sur la tête d’un roi,
      vós éspitatz jamaï sus ló cap d’ùn réï,
      d’un empereur , ou d’une belle ?
      d’ùn émpéradór, ó d’ùna béllà ?
      Je le fais;et je baise un beau sein quand je veux ;
      Ló faï ; é boqui ùn pólit própial quora voli ;
      je me joue entre des cheveux ;
      mé jogui éntra dés pélsès ;
      je rehausse d’un teint la blancheur naturelle ;
      rénaùci d’ùn ténch la blancór naturélà ;
      et la dernière main que met à sa beauté
      é la darnièra man qué mèt à séù béltat
      une femme allant en conquête.
      ùna fémna anant én conquistà.
      C’est un ajustement des mouches emprunté.
      Aquo és ùn atilhamént dès móscas émpruntat.
      Puis allez-moi rompre la tête
      Pùéï anètz-mé ésberlar ló cap
      de vos greniers!Avez-vous dis ?
      dé vos granièrs ! Avètz dich ?
      Lui répliqua la ménagère.
      Én el cóéquèt la ménatgièra.
      Vous hantez les palais ; mais on vous y maudit.
      Trévatz lés palatz ; mas sé vós i malasit.
      Et quand à goûter la première
      É quora à tastar la primièra
      de ce qu’on sert devant les dieux,
      dé aquo qué sé sèrt davàn lés diéùx,
      croyez-vous qu’il en vaille mieux ?
      crésètz qué én volga milhór ?
      Si vous rentrez partout,aussi font les profanes,
      Si dintratz pertót, atal fan lés baùtugs,
      sur la tète des rois et sur celle des ânes
      sus ló cap dés réïs é sus aquéla dés asès
      vous allez vous planter, je n’en disconviens pas ,
      anètz vós plantar, n’én déscónvéni pas ;
      et je sais qu’un prompt trépas
      é sabi qu’ùn astiù tréspas
      cette importunité bien souvent est punie.
      aquéla tartugadà plà sóbén és péntigadà.
      Certain ajustement, dites-vous ,rend jolie ;
      Cèrt atilhamént, disètz, tórna pólit ;
      j’en conviens ; il est noir ainsi que vous et moi.
      én cónvéni ; és négrè atal qué vós é ïéù.
      Je veux qu’il est nom mouche;est-ce un sujet pourquoi
      Voli qué és nóm móscas ; és aquo ùn sicut perqué
      vous fassiez assez sonner vos mérites ?
      fagatz pró ésqilar vós mérits ?
      Nomme-t-on pas aussi mouche les parasites.
      Nóména-sé tanbén móscas lés parasitès.
      Cessez donc de tenir un langage si vain ;
      Désflacatz dóncas dé ténèr ùn parlatgè tant bùfèc ;
      n ‘ayez plus ces hautes pensées.
      n’ajatz maï aquélés naùtas pénsadas.

      Les mouches de cour sont chassées ;
      Las móscas dé cort són caçadas ;
      les mouchards sont pendus ; et vous mourrez de faim,
      lés niflars són pénjuts ; é móriguérètz dé talént,
      de froid, de langueur,de misère.
      dé frèg, dé langór,dé misérà.
      Quand Phébus régnera sur un autre hémisphère.
      Quora Fébus réïnara sus ùn aùtra miègésféri.
      Alors je jouirai du fruit de mes travaux ;
      Alavètz gaùsiraï dél fruch dé méùs óbras ;
      je n’irai, par monts, ni par vaux,
      n’iraï, per pùègs, ni per vals,
      m’exposer au vent, à la pluie ;
      m’éspaùsar al vént, à la plùéja ;
      je vivrai sans mélancolie ;
      vivraï sén languénà ;
      le soin que j’aurais pris ,le soin de m’exempter.
      ló juvamént qué aùraï près ,ló juvamént dé m’éïcinjarar.
      Je vous enseignerai par là ;
      Vós énsénharaï per aqui ;
      ce n’est qu’une fausse ou véritable gloire,
      aquo n’és pas qué ùna falsa ó vértadièra glorià,
      adieu, je perds le temps ; laissez-moi travailler ;
      adiéù, perdis ló témps ; daïssatz-mé trabalhar ;
      ni mon grenier, ni mon armoire,
      ni méù granièr, ni méù limandà,
      ne se remplit à babiller.
      né sé rémplénèt à babilhar.

      Jean de la Fontaine

      la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
      les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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