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Sujet
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Lorsque la tête vide, tu regardes la page banche étalée sous tes yeux, et le sommeil qui agresse tes paupières, et les pousse à se fermer coute que coute ; et toi au fond de toi-même tu te sens inutile, tu voudrais bien broder quelques mots, et en faire une construction de lignes à égrener en vers et offrir une belle poésie à la lecture ou à l’écoute, et te sentir satisfait de ton travail, et cette peur en toi et tu te dis ‘’ça y est l’inspiration me quitte ‘’ et tu te sens en faute avec ta ‘’muse’’ et cette angoisse qui t’assiège de toutes parts, et toi le regard vide tu fixes tes pieds ou un autre point de fixation, et en toi cette peur que c’est fini, et cette prière ‘’O mon Dieu !’’, anxieux tu te lèves de ta place tu commences à aller d’un endroit à un autre, tu fouilles la maison comme si tu viens de la découvrir, comme ce muet qui voudrait parler, alors il émet des sons gutturaux , comme il voudrait voir sortir de sa bouche un mot, pas une phrase, simplement un mot, toi aussi tu voudrais tant que le vers vienne à toi, et avec le sourire t’étreindre et dire ‘’ne sois pas triste je suis là’’ et tes yeux de joie s’illumineraient, et en toi-même tu te diras ‘’enfin’’ et si quelque chose prend forme sur ta page, tu commenceras à chantonner dans ta pensée comme ce poète qui chantait toujours pour lui-même lorsque sa muse donnait naissance à un nouveau-venu :
J’ai trouvé un nouveau poème
Je ne sais s’il va etre bon
Je le lance au vent ; qu’il le sème
Je le laisse aux gens et leur appréciation
Tu sentiras cette satisfaction interne qui t’envahit, et ton cœur serein, tu voudrais dire quelque chose, mais hélas une pudeur ou une peur commence à te lancer des points d’interrogation, qu’en serait-il le résultat, nouvelle anxiété, nouvelle angoisse, nouvelle peur.
Et tu t’entends dire une nouvelle prière ‘’O mon Dieu !’’
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